Le désarroi des patients !

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Les malades insuffisants rénaux, admis au centre d’hémodialyse de Sidi Aïch, souffrent le martyre à cause d’une prise en charge médicale insuffisante. Bien que ce centre ait bénéficié, dernièrement, d’un renforcement en paramédicaux, portant leur nombre à quatorze, et de l’acquisition d’autres appareils de dialyse, la prise en charge médicale des 51 patients qui y sont accueillis est en deçà du nécessaire, faute de techniciens de maintenance devant réparer à temps les générateurs d’hémodialyse en cas de panne. «Nous souffrons du manque de techniciens de maintenance pour réparer les générateurs d’hémodialyse en cas de dysfonctionnement ou de panne. À chaque fois, il faut qu’un technicien vienne d’Alger pour assurer la maintenance et l’entretien de nos machines. Or, les patients ne peuvent pas attendre longtemps», a déploré un responsable au niveau de ce centre d’hémodialyse, inauguré il y a maintenant plus de cinq ans. Pourtant, affirme-t-on, le recrutement de techniciens de maintenance au niveau de ce centre est une nécessité urgente, car il y va de la santé des personnes dialysées. En effet, en hémodialyse, aucune erreur n’est permise. Les machines devant assurer l’épuration extra-rénale doivent être fiables à 100%. Les générateurs d’hémodialyse, explique-t-on, devraient être surveillés de très près pour épargner tout risque aux patients qui sont branchés à ces machines plusieurs fois par semaine. S’il est vrai que les insuffisants rénaux ne voient que rarement le technicien en maintenance dans les salles d’hémodialyse, car il travaille dans l’ombre à l’intérieur d’un atelier, il joue pourtant un rôle capital pour assurer leur sécurité. Un technicien de dialyse est, par exemple, responsable du suivi et du contrôle bactériologique des machines. À noter que le centre d’hémodialyse de Sidi Aïch dispose de onze générateurs de dialyse, dont huit (8) sont utilisés pour le programme d’épuration quotidienne. La majorité des patients traités dans ce centre bénéficie de trois séances par semaine. Devant le déficit de greffons pour une éventuelle transplantation rénale, les patients se contentent de ces séances de dialyses pour soulager, un tant soit peu, leur souffrance.

B. S.

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