APC de Béjaïa, inertie ou début de blocage ?

l Trois mois après son installation, l’exécutif communal n’arrive toujours pas à trouver ses marques, donnant l’impression de faire du sur place, avec des signes de léthargie, voire de totale inertie, alors que la courte durée du mandat exigerait une célérité et une efficacité sans pareilles dans la prise en charge des affaires de la commune. En effet comment expliquer ? – Le grand retard dans l’élaboration du budget 2006 et sa non-adoption dans les délais réglementaires, ce qui risque inévitablement d’affecter le fonctionnement normal et courant de la collectivité. – L’impuissance patente de l’exécutif à mieux coordonner les actions des services communaux, qui ont pourtant montré leur efficacité, en faisant une belle toilette aux principales artères de la ville, grâce à la subrogation de la tutelle et ce, lors de la récente visite de son excellence le président du Portugal. – L’absence d’aucune décision concrète sur les dossiers urgents, à l’instar des recasés de l’Amimoun, de Bir Slem ou encore des commerçants de l’ancienne place Ifri, dont le traitement ne peut se suffire des déclarations d’intention, maintes fois renouvelées. Quid donc des promesse électorales des uns et des autres sur la lutte contre la misère sociale et la bureaucratie, l’espoir aux jeunes par le développement de l’emploi et des petits métiers ou encore cette gestion alternative pour redonner à la ville son aspect convivial et propre. Sont-elles tombées dans l’océan de l’oubli ou faut-il se résigner à une autre gestion médiocre ?En tout état de cause, la commune de Béjaïa ne peut s’accommoder ni d’un président qui brille par son absence et qui se contente de pavoiser son établissement commercial implicitement transformé en siège de la commune, ni d’un exécutif décomposé en quête de nouvelles manœuvres, ni d’élus silencieux, à la limite de la complaisance. Encore une fois Béjaïa mérite mieux !.

Mouhoubi AllaouaElu indépendant