Convention entre l’université et l’Ordre des avocats

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La faculté de droit et des sciences politiques de l’université Abderrahmane Mira, en collaboration avec l’ordre régional des avocats de Béjaïa, a organisé, hier, au campus d’Aboudaou, un colloque scientifique portant sur les nouveautés du code de procédures pénales. Dans les allocations d’ouverture, tous les intervenants ont insisté sur l’importance de ce code qui est, selon eux, la loi la plus importante après la constitution. Pour étayer ces propos, l’un d’eux dira que c’est le baromètre des libertés. Scindé en deux séances dont la première a pour thématique la garantie d’un procès équitable entre le texte constitutionnel et la loi des procédures pénales et la seconde basée sur les nouveautés enregistrées au niveau de la cour pénale, cette rencontre a permis de réunir la famille juridique et la famille universitaire. L’adaptation des juristes aux réalités nationales et internationales fait partie, également, des objectifs de ce colloque. D’ailleurs, une convention entre l’université Abderrahmane Mira et l’ordre régional des avocats a été signée à l’occasion de cette rencontre. Celle-ci rendra possible, comme le soutiendront les initiateurs et signataires, le renforcement de la fonction de l’avocat intègre. Elle permettra également à l’avocat de réintégrer l’université et à l’universitaire de sortir sur le terrain dans le but d’apporter un plus aux deux institutions et, certainement, apporter un véritable bilan positif incitant à sa tacite reconduction. Tout au long de cette Journée, il y a eu six communications présentées par trois enseignants dans le volet relatif à la comparaison entre le texte constitutionnel et la loi des procédures pénales. Quant à la deuxième partie, où l’on a assisté à trois communications d’avocats, elle a été axée sur les nouveautés enregistrées au niveau de la Cour pénale. Pour le président du comité d’organisation, enseignant à la faculté de droit de Béjaïa, Abdelkrim Assali, l’essentiel des modifications apportées par la loi 17-07 portent sur la garantie d’un procès équitable en se basant sur la présomption d’innocence et le traitement par deux instances judiciaires. D’ailleurs, soulignera M. Assali, cette rencontre permettra, après les analyses et critiques, de voir si ces modifications répondent aux exigences d’un procès équitable particulièrement dans des affaires criminelles.

A Gana.

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