Selon l’inspecteur général au ministère de l’Éducation nationale, Nedjadi Messeguem, l’application de la nouvelle grille des salaires du personnel de l’éducation a permis de solutionner 80% des problèmes du secteur.
«La nouvelle grille des salaires a réglé 80% des problèmes qui se posaient dans le secteur de l’Éducations, notamment les injustices et les dysfonctionnements. Cette disposition a permis, à titre d’exemple, de revaloriser la fonction des chefs d’établissement», a indiqué, hier à Alger, M. Messeguem, lors d’une intervention sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. S’agissant des problèmes encore en suspens, M. Messeguem dira : «Nous considérons que cette disposition, qui a introduit des aménagements au niveau de la grille des salaires, permettra au secteur de l’éducation de retrouver ses marques pour une bonne gestion». En revanche, M. Messeguem a précisé que cela ne signifie pas que tous les problèmes ont été réglés : «Actuellement, il y a une commission mixte, composée des représentants des syndicats et de l’administration centrale, en train de rédiger un nouveau projet de statut», a-t-il ajouté. Sur le volet social, il a affirmé que la majorité des revendications exprimées par les syndicats ont été réglées, ajoutant que celles qui subsistent encore seront examinées par Nouria Benghebrit. Il a noté, dans ce sillage, que depuis la venue de la ministre de l’Éducations «il n’y a eu aucune rupture de rencontres» avec les acteurs du secteur. S’agissant du mouvement de grève ayant paralysé l’Éducation, il a tenu à préciser que cela ne s’est pas répercuté négativement sur l’année scolaire, assurant que le programme solaire sera terminé à temps. «Tous les programmes seront terminés à temps, l’encadrement par les inspecteurs continue, les dates des examens de fin d’année seront maintenues et la préparation se fait correctement», a-t-il assuré. Par ailleurs, le même responsable a fait état de la préparation du recrutement des enseignants et autres personnels du secteur. Concernant le recrutement des enseignants, il a précisé que les sortants de l’École normale supérieure (ENS) restent prioritaires. Pour les postes restants, il y aura, a-t-il fait savoir, des concours de recrutement. Par ailleurs, l’invité de la radio a souligné les efforts consentis par le département de Benghabrit pour asseoir une «école de qualité, d’ici à 2030». «Nous sommes en train de mettre en place un dispositif qui nous permettra d’aller vers une école de qualité, notamment avec la formation de l’ensemble du personnel du secteur», a-t-il dit.
Samira Saïdj

