Les agents de sécurité du principal campus de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira ont observé, avant-hier jeudi, une journée de grève ainsi qu’un rassemblement de protestation devant le siège du rectorat.
Ces agents de sécurité qui ont protesté, en accrochant leurs gilets et leurs tenus de travail à l’entrée principale du rectorat, réclament le renforcement du nombre d’agents de sécurité et des moyens mis à leur disposition pour assurer la sécurité au sein du campus. Cette énième action de protestation contre l’insécurité qui prévaut au sein de cette université intervient après une nouvelle agression, dont a été victime un agent de sécurité, survenue mercredi dernier vers 16h. Selon nos informations, l’agent de sécurité qui occupait son poste de travail, au niveau du troisième portail qui donne l’accès vers le parking du principal campus de l’université, a été violement agressé par trois individus. Ces trois inconnus ont essayé de pénétrer avec leur véhicule du type Volkswagen Polo, à l’intérieur de l’université. L’agent de sécurité en question, qui a refusé l’accès du véhicule à l’enceinte universitaire a été violement pris à partie et roué de coups par les trois individus, qui ont pris la fuite juste après leur ignoble acte. L’agent de sécurité qui a perdu connaissance sur les lieux, a été abandonné pendant plusieurs minutes gisant dans son sang. Ce n’est qu’aux environs de 16h30, qu’il a été repéré par son collègue et évacué dans un état critique aux urgences de l’hôpital Mohamed Boudiaf de Bouira. Selon une source hospitalière, la victime souffre d’un traumatisme crânien et de troubles de la vue. Il nécessitera probablement une évacuation et une prise en charge au niveau d’un hôpital spécialisé. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité afin de déterminer les auteurs de cette nouvelle agression. Nous ignorons pour l’instant si les trois individus auteurs de cette agression sauvage, sont des étudiants de cette université ou des extra-universitaires. À noter, enfin, que durant l’après-midi du jeudi dernier, les fonctionnaires et les employés de l’université ont eux-aussi rejoint le mouvement de grève des agents de sécurité, en guise de solidarité avec leur collègue agressé la veille.
Deux ans de suspension contre 12 étudiants
Par ailleurs, le conseil de discipline de la faculté des sciences économiques de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a prononcé, mercredi, de lourdes sanctions à l’encontre de douze étudiants de cette faculté et membres de l’organisation UNEA. Ces derniers ont été reconnus coupables dans la séquestration et l’agression, en mars dernier, du doyen de cette faculté. Des sanctions au deuxième degré, avec une suspension de deux années fermes à l’encontre des douze étudiants ont été prononcées par le conseil de discipline. Ces derniers sont accusés d’avoir prononcé des menaces de mort à l’encontre du doyen de cette faculté et sa séquestration, en plus des faits de troubles au sein de l’université, de dégradations et d’occupation illégale d’un lieu public. Ces derniers ont le droit de déposer un recours devant le conseil de discipline de l’université. Par ailleurs, l’affaire qui a été portée devant la justice par le doyen de cette faculté et par l’université, et dans laquelle sont poursuivs 17 étudiants membres de l’organisation UNEA, est toujours en cours. Le juge d’instruction auprès de la cour de justice de Bouira a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour agression, séquestration, menaces de mort et occupation illégale d’un lieu public. Oussama K.

