Le directeur de la qualité et de la consommation au ministère du Commerce, Sami Koli, a annoncé, hier, la mobilisation de plus de 8 000 agents pour contrôler les pratiques commerciales durant le prochain mois de Ramadhan.
«Plus de 8 000 agents seront mobilisés, jour et nuit durant le mois de Ramadhan et la saison estivale, pour assurer le contrôle des marchés et les pratiques commerciales, et veiller à l’hygiène des lieux et à la sécurité des produits», a affirmé M. Koli, lors de son passage hier sur les ondes de la chaine III de la radio nationale. Le représentant du ministère du Commerce signale, d’autre part, qu’entre 2017 et 2018, les services de contrôle ont réalisé 13% d’interventions de plus, qui leur ont permis de constater des infractions diverses. Ces dernières, selon lui, sont passées de 40 000 à 46 000, soit une hausse de 6 000 par rapport à l’année précédente. Parmi ces infractions, il fait état de celles relatives aux chiffres d’affaires dissimulés, dont il affirme qu’elles ont porté sur des sommes de 2,7 milliards de dinars en 2017 et d’environ 4,1 millions de dinars durant les premiers mois de 2018. L’invité de la radio nationale a annoncé, en outre, l’adoption par le Parlement de deux nouvelles lois destinées à lutter contre les phénomènes de fraude, à renforcer la protection des consommateurs et à mieux organiser les conditions d’exercice des activités commerciales. Il explique que les deux lois concourent dans un sens qui est d’abord la protection du consommateur, notamment la protection de leur santé, leur sécurité mais également leurs intérêts matériels. C’est une manière, a-t-il dit, de protéger l’économie nationale et de l’encourager. Cette loi, explique-t-il, donne la latitude à tout acheteur d’un bien ou d’un service de se rétracter dans le cas où il n’est pas satisfait. En plus de la garantie légale, un consommateur devrait, déclare-t-il, bénéficier d’un service après vente lui donnant l’assurance que le produit qu’il a acquis lui sera soit échangé, soit réparé, s’il présente des imperfections, ce qui, dit-il, n’est pas toujours le cas. Au cas où ces types de services n’auront pas été assurés, M. Koli signale qu’un acheteur doté de son contrat d’achat, qu’il invite à lire scrupuleusement, a la possibilité de faire appel à la Commission nationale des clauses abusives afin de recouvrer ses droits. Il annonce, en outre, qu’à l’effet d’informer les acquéreurs d’un article ou d’un service, le ministère du Commerce a mis en ligne un guide du consommateur, expliquant la procédure à effectuer lorsqu’ils se sentent arnaqués.
L. O. CH

