Aïn El Hammam – De larges fissures à la rue Colonel Amirouche

Personne ne doute encore de ce qui se passe sous la ville d’Aïn El Hammam. Le glissement de terrain qui affecte depuis des décennies, la partie Ouest de la ville, là où se trouve le marché hebdomadaire, n’est un secret pour personne dans toute la région. Nouvelle et énième manifestation de cette situation : des fissures sont apparues ces derniers jours dans le bitume de la grande rue entre le monument aux morts et la place du 17 septembre. Comme aux débuts du glissement de terrain, les lézardes se font, de plus en plus larges, progressivement au fil du temps. Les dernières intempéries semblent accentuer le phénomène qui ne peut être ignoré par les autorités. Si les habitants des maisons en contrebas ne se plaignent d’aucun dommage, à l’extérieur, le goudron qui se fissure et la chaussée qui s’affaisse laisse penser que le glissement de terrain est plus que jamais actif. La rue penche vers le bas côté. Ce qui contraint les automobilistes de se déporter sur la gauche de cette voie à sens unique, faut-il le préciser. Pour le moment, la population constate les dégâts avec force commentaires, se rappelant le mouvement de terrain qui s’était produit dans les années soixante dix, contraignant les autorités à arrêter le chantier du marché couvert. Certains expliquent cette situation par la fragilité du sol de la ville qui ne supporterait pas le poids des dizaines d’immeubles de plusieurs étages construits le long de la grande rue. Par ailleurs, il faut signaler que suite aux dernières intempéries, les fissures apparues dans le bitume au milieu de la rue Colonel Amirouche s’élargissent à vue d’œil. Un affaissement a même été constaté entre le monument et l’entrée du marché, déformant la chaussée sur sa partie basse. Notons que ce n’est pas le seul endroit de la ville de l’ex Michelet qui est touché. Des fissures sont même visibles sur certains murs des bâtiments. Les pouvoirs publics qui avaient confié l’étude du sol à un «grand laboratoire», il y a une dizaine d’années, nous avait-t-on dit, doivent rendre publiques les conclusions et surtout prendre les dispositions qui s’imposent. La démolition de certains bâtiments, il y a de ça neuf ans, n’a pas suffi pour résoudre le problème.

A. O. T.