Le chef-lieu municipal de Chorfa, à 50 km à l’est de Bouira, ne dispose pas à l’heure actuelle d’un marché couvert proprement dit au grand dam des habitants. Cet équipement public qui a son importance dans la vie quotidienne des citoyens, fait cruellement défaut dans cette localité en plein essor. «Il y a un problème d’organisation dans le secteur commercial dans notre localité. Les grandes surfaces n’existent pas chez nous, pourtant c’est un mode commercial très en vogue. Chorfa ne dispose pas d’un marché hebdomadaire, je trouve cela déplorable», regrette un habitant du chef-lieu. Néanmoins, en dépit de ce constat peu reluisant, une source de l’APC de Chorfa fait savoir que le chantier d’un marché couvert est en cours de réalisation au chef-lieu communal. «Nous avons un projet de réalisation d’un marché couvert au chef-lieu de Chorfa où les travaux sont en cours d’exécution. Cet équipement public sera érigé en place et lieu de l’ancien marché couvert démoli à cet effet. Le nouveau marché en plein travaux (le chantier est en phase de plateforme) est situé juste derrière le CFPA. Ce projet a mobilisé une enveloppe financière de l’ordre de 10 millions de dinars», indique un vice-président de l’APC. À la question de savoir si le future marché couvert servira à l’éradication de l’actuel marché informel qui est implanté, depuis des années, sur les accotements de la RN15 au chef-lieu, la même source dira : «Ce marché couvert ne sera pas réservé aux marchands des fruits et légumes ambulants qui ont installé des étals de parts et d’autres de la RN15, mais plutôt aux bouchers, aux commerçants de l’alimentation générale, de électroménager, de l’habillement,…» Dans ce cas-là les baraques érigées par les commerçants de l’informel ne seront pas concernées. Le même responsable précisera : «Oui. Concernant les vendeurs de l’informel, on est en train de chercher un terrain pour les y installer. Ce terrain, une fois déniché au chef-lieu bien entendu, sera aménagé et doté de toutes les commodités nécessaires comme l’éclairage public, des étals couverts, des toilettes publiques et de l’eau courante».
Y. S.
