Mitoyenne d’un terrain transformé en dépotoir sauvage, l'unité de soins de Vouaklane, baptisée du nom du martyr Barr Achour, est dans un état insalubre.
Situé sur sa partie sud, ce terrain est utilisé par des riverains pour le dépôt d’amoncellements d’emballages et cageots usés en plastic. Les alentours de cette unité de soins sont aussi jonchés de matériaux de construction, tels que des pieds-droits en bois, des fardeaux de briques rouges, du sable et du gravier, entre autres. Le tout est entreposé à moins de dix mètres de l’entrée principale de cette unité de soins, rattachée administrativement à l’EPSP d’Ahnif. Le responsable de la structure de santé a beau dénoncer cet état de fait qui dure depuis des années. Malheureusement, ses nombreuses doléances sont restées sans suite à ce jour. Il convient de rappeler que cette institution de la santé publique a été réalisée dans les années 1980 et a bénéficié d’une importante opération de rénovation en 2014, la transformant en un véritable joyau. Malheureusement, les alentours de la structure ont été carrément défigurés par des individus qui entreposent détritus et autres matériaux de construction, donnant ainsi une triste image des lieux. Il est utile de préciser que le terrain vague en question relève du domaine public. Il constitue un point noir en plein milieu d’un quartier populeux et d’autres infrastructures étatiques, telles que l’agence postale mitoyenne de l’unité de soins, le marché de proximité réceptionné depuis deux mais non encore mis en service… A signaler que l’unité de soins est composée d’un cabinet de consultations médicales, un autre de soins dentaires, une PMI, une salle de soins et enfin deux salles d’attente, pour hommes et femmes. La structure reçoit une moyenne de 60 patients quotidiennement, étant implantée dans une agglomération qui frôle les 6 000 habitants, en plus de ceux qui viennent de la Nouvelle-ville mitoyenne de M’Chedallah. Rappelons que le quartier de Vouaklane était un ancien camp de concentration dans lequel ont été parqués les résidents issus des deux villages Ivelvaren, en haute montagne, dans l’actuelle commune de Saharidj. Deux villages rasés par les forces coloniales en 1957 durant l’opération du sinistre général Bigeard.
Oulaid Soualah

