Une campagne de démoustication devait démarrer hier pour durer jusqu’au 15 mai courant sur tout le territoire de la commune d’Aïn El Hammam, apprend-on de source autorisée.
Néanmoins, le lancement de cette opération hier était conditionné par le retour de l’accalmie météorologique. Une entreprise spécialisée dans la désinfection a d’ores et déjà été choisie pour mener cette action qui devrait toucher tous les endroits susceptibles d’abriter des nids de larves. Les pluies abondantes de cette année ont créé de nombreuses marres d’eaux stagnantes, des lieux affectionnés particulièrement par les moustiques, car favorables au développement des larves. Ce sont ces nids qui seront ciblés par cette lutte anti-larvaire que l’entreprise de désinfection retenue mettra en œuvre jusqu’aux derniers recoins des villages. Les citoyens sont informés du déroulement de cette opération qui touchera les villages, et des dispositions à prendre, de leur côté, afin de garantir «un été sans moustiques». Aux abords immédiats des maisons, il est ainsi recommandé de vider et de protéger les bassins, d’entretenir les gouttières et de se débarrasser des boîtes de conserve, des vieux pneus et autres réceptacles pouvant abriter les larves de ces insectes, et enfin procéder au désherbage. D’autres précautions sont préconisées pour se prémunir au niveau même des foyers. Pour cela, il faut éviter de laisser l’eau s’accumuler dans les pots de fleurs ou les gamelles des animaux domestiques. Outre les marres d’eau, il y a lieu de penser à traiter et à éradiquer les nombreuses décharges sauvages que les citoyens ne cessent de créer aux abords des villages, ainsi que les alentours des fontaines et autres points d’eau inaccessibles aux véhicules. Comme chaque année, malgré plusieurs opérations de traitement, les moustiques qui disparaissent quelques temps reviennent en force au milieu de l’été, à cause du manque de civisme de certains. Par ailleurs, les étables d’élevage situées en plein milieu des agglomérations sont difficiles à atteindre. Certains propriétaires ne souhaitent pas que leurs écuries soient traitées avec des produits chimiques. Une campagne d’information de la population devrait logiquement précéder cette opération. «Les habitants sont en droit de savoir la qualité des produits utilisés et leur degré de toxicité, et, le cas échant, les mesures à prendre par les malades et les personnes de santé fragile», souligne-t-on.
A. O. T.

