La route desservant le village Khenfor, dans la commune d’Ouzellaguen, vient d’être retapée à neuf, à la faveur d’un projet financé sur les ressources propres de la collectivité locale. Ce projet, a-t-on appris auprès des services de la municipalité, a été crédité d’une dotation budgétaire de 14 millions de DA. Un crédit ouvert sur le budget primitif de l’année 2017. L’axe routier, long d’environ 15 000 mètres linéaires, a été revêtu en béton bitumineux, depuis le passage à niveau jouxtant la gare ferroviaire jusqu’à la placette du village. Le chemin donnant accès à un quartier nouvellement créé et l’accès du cimetière ont été tapissés par la même occasion. Les automobilistes qui avaient souffert durant des lustres de cette route, alors délabrée et truffée de crevasses, ont poussé à présent un «ouf» de soulagement. «La route avait été fortement dégradée par les chantiers successif d’AEP, de gaz et d’assainissement si bien que la portion comprise entre l’école primaire et la placette publique du village était devenue hors d’usage. Sa réhabilitation arrive à point nommé pour sonner le glas de toutes ces années de cahots», soupire un usager. Tout en se félicitant de ce projet, d’aucuns parmi les villageois n’en déplorent pas moins le niveau des regards ponctuant un segment du parcours. «Le travail bien exécuté recommande de tout décaper et reprendre l’assise de base, avant la pose de la couche de roulement. Cela n’a été que partiellement réalisé, ce qui a fait que certains regards sont devenus des trous béants», se plaint un habitant. Des récriminations se font aussi jour au sujet des fossés bétonnés, qu’on assimile à des chausse-trapes. «L’étude de ces ouvrages, s’il y en avait une, a été d’une légèreté déconcertante. On est allé dans la démesure, en érigeant des fossés surdimensionnés, dans une zone où de simples rigoles d’évacuation des eaux pluviales auraient amplement suffi», conteste un citoyen.
N Maouche.
