Le collectif d’avocats interpelle le tribunal militaire de Blida

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Quatre ans après l’assassinat du jeune Tounsi Djamel, dit “Djino”, dans des affrontements entre de jeunes manifestants et les éléments de la gendarmerie à Tigzirt, le 1er avril 2002, la famille de la victime par la voie de son collectif d’avocats, interpelle les instances du tribunal militaire de Blida sur le mutisme qui entoure cette affaire et réitère sa demande à ce que le procès de ce crime se fasse dans un tribunal civil, à Tizi Ouzou.“Quatre ans après son assassinat, c’est le mutisme total. Pourtant, les deux auteurs présumés de cet horrible assassinat ont été identifiés et arrêtés et ces derniers lors de leur première comparution, ont reconnu leur responsabilité dans le crime”, nous dit un membre de la famille Tounsi. Et d’ajouter : “Nous avons déposé une lettre dans laquelle nous avons demandé à ce que le procès ait lieu dans un tribunal civil à Tizi Ouzou et non pas dans un tribunal militaire. Nous nous demandons pourquoi ce mutisme et ce qu’ils attendent pour que le procès ait lieu ?”.Selon lui, bien que le tribunal militaire de Blida leur eut accusé réception de leur demande, aucune suite ne leur a été signifiée et jusqu’à présent, ils ne savent même pas si le procès a eu lieu ou pas au tribunal militaire de Blida.Le 4e anniversaire de la mort tragique de Djamel Tounsi, dit “Djino”, aura lieu ce samedi. Pour commémorer ce douloureux événement, un comité de citoyens d’Aït Saïd, chef-lieu de Mizrana, a prévu plusieurs festivités.L’on cite, entre autres, une exposition sur les événements du Printemps noir, un tournoi de football, des exhibitions de karaté, un cross, une animation artistique et des dépôts de gerbe de fleurs sur sa tombe à Aït Saïd et sur le lieu de son assassinat à Tigzirt.Les vainqueurs du tournoi de football, auquel plusieurs équipes des villages de la région ont participé, auront droit à une tenue qui portera le nom de Tounsi Djamel.Pour rappel, “Djino” a été assassiné le 1er avril 2002, à 16 heures environ, lorsqu’il a reçu plusieurs coups de poignard lors des événements qui ont éclaté pendant plusieurs jours entre de jeunes manifestants et les éléments de la Gendarmerie nationale.

Mourad Hammami

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