Par S. Ait Hamouda
Le patrimoine, il est des mémoires trop courtes pour monter ou descendre. Le patrimoine ne peut s’agir que de réelles vestiges du passé lointain et proche, et il ne serait pas incommodant de se les rappeler, ni de s’en souvenir, histoire d’en parler pour évoquer notre vécu national. Le vécu, il faut le préserver dans sa mémoire, le nourrir et l’arroser de toutes nos cultures, traditionnelles et nouvelles. N’est-il pas nécessairement fondé de se tromper d’Histoire, tant nos chroniqueurs, il y a ceux qui se sont fourvoyés dans ses méandres, et ceux qui l’ont reconnue telle quelle et se sont distingués parmi les pourvoyeurs de sens. Elle, notre Histoire, est faite de toutes les époques, depuis avant l’ère des pères de la vie, faite de ruines, et que tout le monde nous envie et nous jalouse, pour son inaltérable, valeur. Qu’on la nomme, envers et contre tout, terre ou territoire conquis et occupé, par les Romains, Vandales, Visigots, Arabes, Turcs ou Français, ils ont tous perdu mais ils y laissèrent leurs traces indélébiles . Il n’y a pas d’occupant qui n’ait laissé de traces en ce pays, son architecture, ses habitudes, sa culture et ses méfaits. Autrement dit, le moindre signe de leur présence témoigne de la résistance d’un peuple qui, fondamentalement, a ceci de particulier, quelle que soit son époque, il est rebelle contre tous ceux qui voudraient l’assujettir, il les combat avec la dernière volonté, celle qui l’a de tout temps animé. Le patrimoine, c’est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié, tout effacé, mais lui reste, il est là debout ou en ruine. C’est la mémoire vivante, même évanescente, du pays. Le patrimoine ce sont les allées dallées d’Ath Rhouna, ce sont les peintures rupestres d’Ifigha, c’est la grotte du macchabée et beaucoup de choses encore. Elles sont abandonnées, délaissées et fichtre que tout cela. Il est écrit, qu’on respecte notre patrimoine, c’est ce qu’on lui doit. Pour pérenniser le patrimoine, il faut le préserver et le garder précieusement, parce qu’il est le reflet de la personnalité nationale.
S. A. H.
