À quelques jours seulement de l’entame du mois du jeûne, les épiceries sont bien fournies en produits alimentaires. Dans la région de la vallée du Sahel à titre d’exemple, les magasins de l’alimentation générale, que ce soit les détaillants ou les grossistes, sont, d’ores et déjà garnis de toutes sortes de denrées, comme les conserves : les olives vertes et noires de table, les cornichons, les petits piments et bien d’autres légumes en conserve qui ont fait leur apparition comme pour annoncer la couleur. Il y règne, de fait, une ambiance « ramadanesque », dont l’«odeur», comme on dit, est « sentie » bien avant son arrivée. Côté prix, ces produits, entrant dans la confection de plusieurs plats, comme le Tadjine aux olives, ou pour l’accompagnement de quelques autres mets, affichent des tarifs jugés «excessifs», à l’image des olives noires cédées à partir de 150 DA/kg et des olives vertes dénoyautées caracolant à 250 DA/kg. De même pour le piment mariné. Les épices ne sont pas en reste, puisqu’elles ont «envahi» les étals des commerces, vu la demande en ces produits qui augmente durant le mois de Ramadhan, ces denrées ayant la particularité de relever le goût des plats cuisinés. Ainsi, le poivre noir, la cannelle, le cumin, et bien d’autres sont proposés à la vente dans de petits sachets ou en vrac. Là encore, les prix sont un peu chers, car une toute petite quantité de ces épices, très prisées par les ménages, coûte pas moins de 50 dinars. Quant à la vente en vrac, un petit cube vaut au minimum 100 dinars. C’est dire que ces ingrédients entrant dans la confection des différents plats renchérissent de plus en plus, à telle enseigne que même certains restaurants de la région s’en passent complètement. D’autres produits qui «accompagnent» le plus souvent le mois de Ramadhan ont été aussi mis sur les étals, même s’ils sont disponibles à gogo durant toute l’année, mais sans susciter l’engouement des clients. Il s’agit, entre autres, du blé concassé appelé communément « frik », affiché à partir de 250 DA/kg.
Y Samir.
