BOUIRA – Championnat national de parapente Cross 2018 – 65 pilotes en lice

Sous le haut patronage du wali et de la DJS de Bouira, la Fédération algérienne des sports aériens organise, en collaboration avec les CSA/SAM de Bouzeguène et la Protection civile de Bouira, le championnat national de parapente cross 2018. Deux sites de décollage ont été retenus. Le principal se trouve à Tizi-Oujaâvouv, entre les communes d’Ath Laâziz (Bouira) et Bounouh (Tizi-Ouzou), pour un atterrissage prévu dans la commune d’Ath Laâziz. Quant au second, il est situé sur les hauteurs du mont Dirah (Sour El Ghozlane). Pour les participants, ce sont 65 pilotes, représentant 13 clubs de parapente de Guelma, Annaba, Skikda, Djanet, Ghardaïa, Sétif, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira&hellip,; qui y prennent part. Ainsi, les différentes délégations se sont regroupées, mercredi dernier, au niveau d’Ath Laâziz, première étape consacrée aux inscriptions et au contrôle du matériel, suivie d’une réunion technique et d’une exposition organisée sur place. Le coup d’envoi de la compétition, qui s’étalera sur trois jours successifs, devait être donné hier vendredi. Rencontré sur place, le DTN de la FASA (Fédération algérienne des sports aériens), M. Saïd Omar, notera que «ce championnat, qui en est à sa quatrième édition, est une épreuve qui vise à atteindre le maximum de distance», confirmant que 65 pilotes, venus d’une dizaine de wilayas du pays, prennent part au rendez-vous. «Il faut savoir que le choix d’un site est tributaire des conditions météorologiques. C’est-à-dire, il faut une bonne ‘’aérologie’’ pour réussir une compétition de parapente. C’est le comité d’organisation qui décide chaque matin, suivant les conditions météorologique sur le site où aura lieu la compétition», informe-t-il. «Le championnat, poursuit le DTN de la FASA, entre dans le cadre du programme de la Fédération. Il existe plusieurs épreuves de parapente, mais celle du cross est la plus difficile, puisqu’elle est destinée à une certaine catégorie de pilotes et demande une bonne dose d’expérience». Par ailleurs, cette édition, toujours selon notre interlocuteur, «est une occasion pour préparer le championnat du monde qui aura lieu en Serbie du 18 au 20 mai prochains. On participera avec trois pilotes, à savoir Hamouche Djaâfri (Bouira), Chérief Yacine (Béjaïa) et Djaâra Amar (Batna), qui sont ici avec nous». L’objectif de la FASA d’après le DTN, «c’est d’acquérir plus d’expérience et d’échange, d’autant que notre pays compte des reliefs montagneux adéquats pour la pratique de cette discipline, avec un choix multiple de sites pour évoluer avec une aérologie très favorable, sachant qu’en Algérie, l’on compte 365 vol /an contrairement à l’Europe qui compte une moyenne de 60 jours de vol seulement. Donc, on a cette opportunité de travailler à longueur de l’année». «Le seul handicap, conclut-il, c’est la qualité du matériel dont on dispose ainsi que le manque de formateurs pour vulgariser cette activité sur le plan national. Le parapente est une activité de loisir et de tourisme. Pour cela, on vise sa généralisation à travers l’ensemble du territoire, en vue d’organiser des compétitions internationales».

M’hena A.