«L’implication de la société dans la préservation de l’environnement et la protection de la nature est une nécessité», a indiqué la ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables, Mme Fatma-Zohra Zerouati.
C’était avant-hier à Alger, lors de l’ouverture du Forum national sur le rôle de la société civile dans la sensibilisation et l’exécution des projets environnementaux, dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale de l’environnement et du développement durable 2017 – 2035. La ministre à également insisté sur «la nécessité d’œuvrer pour la modernisation, le développement du rôle de la société civile et la modernisation de ses responsabilités, en accord avec l’évolution enregistrée dans les questions de l’environnement». Elle a aussi appelé «à la nécessité d’innover, d’exécuter des initiatives et projets compatibles avec les nouveaux défis environnementaux», tout en notant «l’importance de la sensibilisation et de la prise de conscience de la société environnementale pour un développement durable». A signaler que le forum s’est déroulé en présence de nombreuses associations environnementales de plusieurs wilayas, de députés et de sénateurs ainsi que de représentants du Conseil national économique et social (CNES). Le rendez-vous a été une occasion pour l’échange d’avis et d’expérience, l’enrichissement du débat autour des questions liées à l’environnement et aux mécanismes à mettre en œuvre, pour sa protection et la concrétisation du développement durable. Mme Fatma Zohra Zerouati a précisé dans son allocution que «l’organisation de ce forum vise à donner un nouveau souffle au partenariat entre son secteur et la société civile et l’implication de cette dernière dans le développement durable qui repose sur un partenariat effectif avec la société civile et l’ensemble des acteurs dans le domaine de la protection de l’environnement», ajoutant que «les objectifs escomptés ne peuvent être concrétisés sans l’implication de la société civile», expliquant que «l’implication de la société civile est une nécessité pour aborder et traiter les questions environnementales, ainsi que pour le mise en place de mécanismes pour la mener à bien au niveau local. L’action associative en matière de l’environnement est en évolution au cours des dernières années, grâce aux plans introduits». Abordant la nouvelle stratégie nationale de l’environnement et du développement durable 2017-2035, Mme Zeraouti a rappelé : «Les grands axes ont été fixés par l’Etat pour une concrétisation complète des objectifs de développement durable des Nations-Unies. Notre pays s’est engagé dans la préservation et la protection de la nature sur le plan national et international, notamment sur la question du traitement de l’effet de serre et de la lutte contre la pollution». A signaler que lors de cette rencontre, il a été question d’un ensemble de propositions par les associations pour un travail sur le terrain, qui s’articule, principalement, autour de la nécessité de l’action coordonnée avec les communes et la sensibilisation dans les écoles sur l’importance de la préservation de l’environnement et de la lutte contre la pollution sous toutes ses formes, en sus de la nécessité de mettre en place des mécanismes et des moyens d’intervention pour réactiver l’action sur le terrain. Les participants ont abordé la nécessité de soutenir et d’accompagner les associations activant dans le domaine, afin de mettre un terme aux agressions et aux différentes atteintes à l’environnement. La mise en place d’une nouvelle stratégie pour le tourisme environnemental, l’appui aux centres d’appui technique et l’accompagnement financier des associations ont été suggérés par les participants. La ministre s’est, en outre, engagé à «examiner toutes ces propositions, car la question de l’environnement et de la concrétisation du développement global est devenue un sujet plus profond et plus complexe, qui ne se limite pas seulement à la promulgation de lois, mais requiert la conjugaison des efforts à tous les niveaux».
Hocine T.

