L’anarchie dans l’organisation du transport de voyageurs dans la commune de Tirmitine pénalise lourdement une grande partie des usagers de la région, notamment ceux habitant la partie haute de la localité.
En effet, les travailleurs et autres étudiants habitant les hameaux d’Aguemoun, Thighezerth, Aarouche, Ath Ammar… qui doivent rallier quotidiennement Draâ Ben Khedda et Tizi-Ouzou sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres… à pied, pour arriver au premier arrêt. Et pour cause : aucun des transporteurs intervenant sur les lignes Draâ Ben Khedda – Tirmitine et Maâtkas -Tizi-Ouzou ne dessert leurs bourgades. Si les premiers se contentent d’effectuer des haltes au niveau chef-lieu, Azemour Oumeriem, situé à plus de 10 kilomètres en contrebas des hameaux concernés et à la limite du lieu dit «Le dépôt», les seconds, eux, n’empruntent même pas les accès routiers desservant les villages en question. Ils rallient directement la ville des Genêts par Betrouna, en passant par Tizi-Lilane. «Je dois me lever tôt pour parcourir presque 2 kilomètres à pied chaque matin pour rejoindre ‘’Le dépôt’’ et attendre plus d’une heure pour espérer rejoindre mon lieu de travail, sis à Draâ Ben Khedda. Si je passe par le haut, c’est-à-dire par Maâtkas, c’est encore pire, car je dois d’abord me rendre à la gare multimodale de Tizi-Ouzou, puis à la station de Boukhala, pour enfin rejoindre Draâ Ben-Khedda. Un long détour fatigant et coûteux !», fulmine un père de famille. Pourtant, un transporteur rencontré au niveau du lieu dit «Le dépôt» fait savoir que les chauffeurs de fourgons ne sont pas contre la desserte de ces régions reculées, mais l’absence d’une station de fourgons à Tizi-Lilane ne facilite pas la chose. De l’avis de la population, les autorités en charge du secteur doivent se pencher sur ce cas, «car la souffrance des citoyens des villages concernés est grande».
Rabah A.

