Depuis quelques jours, les cantonniers de la subdivision des travaux publics sont mobilisés sur les axes routiers importants de leur territoire. Il s'agit notamment des RN 25, 30 et 68.
En effet, ces opérations consistent à nettoyer et à désherber les fossés et les accotements. «C’est comme chaque année, à cette période, nous nous préparons pour l’été. Comme vous voyez, les herbes sauvages ont envahi tous les fossés et les accotements», nous confiera une source proche de ces services. Effectivement, tous les cantonniers sont à pied d’œuvre. Pour notre interlocuteur, afin d’éviter les départs de feux, il faut nettoyer et couper tous les arbustes sur les accotements. «Nous n’avons pas assez d’ouvriers, mais, nous recrutons des saisonniers pour ce genre d’opérations. C’est une période sensible qui a ses impératifs», dira-t-il. Dans certains endroits de la RN 25, à titre d’exemple, il nous a été donné de constater que les fossés ont disparu sous les herbes. En été, les feux de forêts partent généralement de ce genre d’endroits pour ensuite causer des dégâts énormes, non seulement en oliviers mais aussi toute la végétation. Par ailleurs, l’état de cette route, se dégrade de jour en jour. «Cette route est notre préoccupation première depuis des années», nous expliquera la même source. Il est à noter que depuis la création des unités de surveillance des infrastructures routières, des balises métalliques et des murettes en béton y ont été réalisées. Cependant, certaines de ces barrières de protection, endommagées par les multiples accidents, ne sont ni remplacées, ni reconstruites. La plus dangereuse, au niveau du lieu-dit «Tamda Ali», nécessite d’être reconstruite en urgence, d’autant plus qu’à cet endroit, la chaussée est rétrécie, ce qui rend l’endroit encore plus dangereux. Il y a lieu de souligner aussi, qu’à cause des intempéries et du passage des centaines de camions de gros tonnage par cet important axe routier, une grande partie est impraticable. «On met au moins une demi-heure de plus entre Tizi-Ouzou et Draâ El-Mizan à cause du mauvais état de la route», dira un chauffeur de taxi. Certes, en parallèle, le projet de la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest est en cours. Cependant, il faudra encore attendre des années sa concrétisation. «La restauration de cette route urge. Elle n’a plus rien d’une route nationale», estime un autre automobiliste.
Amar Ouramdane

