SEDDOUK – Prix des fruits et légumes – La hausse persiste !

Un peu plus d’une semaine après le début de mois de Ramadhan, tout le monde s’attendait à une petite accalmie de la mercuriale, surtout après l’assurance du ministre du Commerce. Finalement, c’est le même tempo. Les prix des fruits et légumes continuent de flamber. Une virée au marché communal du chef-lieu Seddouk a permis de constater le désarroi des citoyens qui n’arrivent pas à remplir leurs couffins. Si pour la pomme de terre le prix s’est stabilisé autour des 45 DA, celui de la courgette est reparti à la hausse, en atteignant les 140 DA le kilo. Ainsi, il a été constaté de visu que la laitue est cédée à 100 DA pour une qualité qui laisse à désirer, l’haricot vert à 200 DA, la carotte à 70 DA et la tomate, qui a battu tous les records, a atteint les 150 DA. Les prix des fruits ne sont pas aussi à la portée des ménages modestes, puisque la pêche est affichée à 200 DA le kilo, la pomme à 240 DA et la banane à 250 DA. Côté viande, la barre est inaccessible, surtout pour les bourses moyennes avec la viande rouge qui est vendue à 1200 DA/Kg, alors que le poulet est proposé à 330 DA. Cette situation a suscité la colère des consommateurs qui se posent des questions sur l’origine de cette hausse vertigineuse des prix des produits de large consommation, notamment en cette période. «Qu’en sera-t-il alors à l’approche de l’Aïd El Fitr. À la veille de chaque occasion, on fait face à la hausse des prix. Cette situation est devenue insupportable. Où sont passés les contrôleurs ?» s’interroge un père de famille rencontré au niveau dudit marché. Une ménagère ajoute : «Le citoyen est la seule victime de la spéculation des commerçants, notamment face à l’absence des opérations de contrôle au niveau des marchés du détail». Interrogé sur place, un commerçant a fait savoir que les prix des fruits et légumes ont augmenté de 15% depuis plus d’une semaine, sur le marché national, imputant cette considérable augmentation aux intermédiaires : «Les intermédiaires sont, en majorité, responsables des fluctuations du marché», a-t-il expliqué. Celui-ci affirme dans ce sens que seulement 40% des fruits et légumes sont vendus sans intermédiaires (du producteur aux consommateurs). En attendant une éventuelle baisse, la quasi totalité des consommateurs rencontrés à travers le marché et points de vente ne cachent pas leur déception et leur crainte de voir la hausse des prix se maintenir jusqu’à la fin du mois de la «Rahma». «Les responsables des secteurs du commerce et de l’agriculture doivent prendre des mesures efficientes en vue de remédier à cette flambée inexplicable», appelleront-ils.

Zahir Ait Hamouda