Des villageois de la région de Snadla, dans la commune de Draâ El-Gaïd, dans la daïra de Kherrata, n’ont trouvé mieux pour attirer l’attention des responsables concernés, quant au branchement de leurs foyers au gaz, que de fermer, au lieudit Bouyizane, une conduite qui alimente en eau potable une quinzaine de villages et quartiers de la même commune. Ce qui n’a pas manqué de provoquer le courroux et l’indignation des citoyens privés d’eau. Pour eux, il y a certainement d’autres moyens plus légitimes de réclamer leurs droits que de priver d’eau plus de 15 villages et quartiers, particulièrement en cette période de chaleur et de Ramadhan, mois dit de pardon, de piété et générosité. «Cela dure depuis une vingtaine de jours», s’insurgent les villageois. «Ne pas avoir de l’eau au mois de Ramadhan est un véritable calvaire, surtout pour ceux qui vivent dans des bâtiments. Ce n’est une mince affaire que de monter des jerricans d’eau tous les jours dans les étages. Avoir le gaz de ville est un droit pour eux, mais il y a d’autres moyens de le réclamer, priver d’eau d’autres citoyens est un non-sens !», dénonce-t-il encore. Mais les représentants des quelque 5 000 habitants de villages de Snadla, qui attendent l’arrivée du gaz de ville depuis des années, voient en ce moyen extrême la seule voie à même de se faire entendre par les autorités concernées. Le P/PAC de Draâ El-Gaïd, M. Rahmouni Zoubir, indique qu’il s’est entretenu avec les protestataires. Il n’a pas omis de leur rappeler que couper l’eau à leurs concitoyens n’est pas une solution, tout en les assurant que dans un écrit, du 4 avril 2017, il est mentionné que Snadla sera branchée au réseau du gaz de ville. «Nous leur avons même confirmé par écrit dans un PV. Un autre écrit daté du 8 mars 2018 est également arrivé, où il est noté que le branchement au gaz de ville de Snadla est à l’étude (…)», informe-t-il.
B Mouhoub.

