Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani, a souligné, hier à Alger, que le dialogue doit être instructif entre le ministère de la Santé et les médecins résidents.
«Il y a un aspect social qui a trop duré. Les médecins résidents doivent reprendre le dialogue. Sur notre incitation, ils reprendront les gardes mais le dialogue doit être constructif. Les négociations doivent se faire d’une façon ininterrompue pour trouver des solutions définitives et sortir de cette situation», a affirmé M. Barkani, lors de son intervention sur les ondes de la chaine II de la radio algérienne. Il a tenu à préciser : «Si la tutelle a des choses à offrir, qu’elle les offre. Car, les médecins grévistes demandent l’amélioration des conditions de travail ce qui est au bénéfice des citoyens». Et d’ajouter : «Certes, nous sommes dans une situation financière difficile que tout le monde doit comprendre, mais le dialogue constructif doit être fait». Par ailleurs, abordant le sujet de la gratuité des soins, M. Berkani a précisé : «Cela reste nécessaire bien que les conditions d’accès à la santé, particulièrement sur le plan financier, ont changé. Par conséquent, on doit trouver de nouveaux mécanismes de financement de la santé publique». Des dysfonctionnements du système sanitaire, il a mis en avant le manque de moyens humains et matériels, notamment avec l’arrivée tardive des moyens modernes. «L’état a fait de grands sacrifices en termes de moyens, mais ils sont distribués d’une manière inégale et ils ne sont pas rentabilisés par manque de moyens humains», a-t-il regretté. «La santé n’a pas de prix», a-t-il lancé, précisant qu’elle devient de plus en plus chère, particulièrement avec l’apparition de maladies dont les médicaments coutent chers. Il a noté, dans ce sillage, que les médicaments contre le cancer représentent près de 50% de la pharmacopée des hôpitaux publics, soulignant que «les moyens financiers, pour asseoir un système de soins efficace n’ont pas toujours suivi».
Samira Saïdj

