Par S. Ait Hamouda
Le nectar, surtout durant ce mois de Ramadhan, est l’aliment par excellence qu’on fabrique à partir des fruits sortis par le génie du peuple. Le nectar est un breuvage des Dieux de l’Olympe et aussi secrété par les fleurs. Mais en ce qui concerne le commun des mortels, il est jus, boisson sucrée, qui se situe loin de la mythologie, de tout conte mystificateur, de toute illusion. Il est l’aliment de tous et de personne, il est réalisé à partir de fruits ou de fleurs, et pour résumer le tout, il est un produit agréable au gout mais désagréable au porte monnaie. Il revient cher au citoyen, si tant il veut le gouter, et vu son coût, il aura incontestablement du mal à l’avaler sans grimacer. Mais cela-dit, il se peut que ce nectar soit consommable sans tenir compte du coût, du goût, et ainsi de suite. Il peut s’avérer, quelque-peu hors de prix, cependant, on peut dire qu’essayer, pour une fois, d’en flatter nos papilles, ne serait pas une dépense inutile. Toutefois la mesure nécessaire à un raisonnement juste, ne serait pas superfétatoire, elle doit être menée contre vents et marées, contre tout ou rien, pour évaluer la valeur du produit. A supposer qu’il existe un étalon de mesure, pour estimer à son juste tarif la portée, il reste, qu’on le veuille ou pas, des opérations sophistiquées à exécuter à n’en plus finir. Et au total, résumer le pour et le contre, ainsi, on sauvera le coté cour et le coté jardin de la tragédie. Toutefois, le nectar de jouvence, tel est sa définition par la mythologie, ne fonctionne pas selon les données irréelles, mais selon les données théoriquement justes et vérifiées. Au demeurant, il reste à ajuster son tir, pour ne pas rater sa cible et ne pas se trouver les quatre fers en l’air, au détour d’un chemin tortueux. Il faudrait que le mythe et l’histoire s’épousent et enfantent d’un jouvenceau beau, instruit, et riche pour s’offrir et faire don au monde d’un nectar.
S. A. H.
