Les exploitants de sablières s’organisent

Treize exploitants de sablières de la wilaya de Béjaïa se sont, de nouveau rencontrés, jeudi dernier, dans un hôtel d’Akbou pour discuter de multiples problèmes liés à la profession. Une rencontre qui a abouti à la création d’une association socio-professionnelle qui entend demander une affiliation à la Confédération algérienne du patronat (CAP). La présidence de cette association a échu à M. Katache, gérant de la SARL Ath Abbas. Deux semaines auparavant, une première réunion avait déjà été organisée en réaction à la décision de la direction de wilaya de l’Hydraulique portant fermeture de douze des dix-sept sablières que compte la wilaya au motif de « non renouvellement des demandes d’exploitation ». Des problèmes liés aux multiples frictions des exploitants avec les riverains des exploitations ont été soulevés et tous ont déploré le manque d’autorité des tutelles vis-à-vis des gens qui dérangent par leur intervention « non justifiées ». « Je paie cher des zones d’extraction des alluvions alors qu’un simple comité de village intervient pour nous en interdire l’accès sous prétexte qu’il y a une plate-bande de cardes à 20 mètres du lit d’un Oued, pollué à outrance, par les déchets ménagers, médicaux et industriels que compte la seule ville de Tazmalt », nous dira M. Hamad de la haute vallée de la Soummam. « L’Etat et une partie de la presse nous affublent de cornes et d’une queue pour nous diaboliser aux yeux de l’opinion publique », dira un autre. « Nous ne sommes ni plus ni moins honnêtes que les autres Algériens, mais nous refusons de porter le chapeau », ajoutera-t-il. Le président de cette association assure ne ménager aucun effort pour mériter la confiance placée en eux par les gens qui les ont portés, lui et l’équipe des autres élus, à la tête de cette association. « Nous nous rapprocherons d’abord des différents partenaires pour nous présenter, et mettre la main à la pâte pour lever les équivoques et porter nos doléances », dira M. Katache.

Malek B.