Effectivement, dans une virée dans cette cité, il nous a été donné de voir tous ces petits enfants se démener dans tous les sens pour remplir un jerrican.
« On nous dit que notre tour est le mercredi, puis il a été décalé au vendredi. Nous avons attendu toute la nuit, puis rien. Aujourd’hui (mardi), dans l’après-midi, on nous a alimentés, mais en quantité insuffisante. Deux heures après, il n’y a rien. L’eau n’est pas arrivée dans plusieurs foyers », a ajouté notre interlocuteur qui pointe du doigt les responsables du secteur.
« Notre cité a bénéficié d’une nouvelle conduite, c’est-à-dire, un nouveau réseau de distribution, mais nous sommes convaincus que les travaux sont bâclés. Nous interpellons à ce sujet le subdivisionnaire à dépêcher une équipe qui va revoir tout ce réseau. L’eau n’arrive pas dans toutes les habitations », a enchaîné notre interlocuteur. Alors que tous les citoyens rencontrés sur les lieux grognent de colère. « Vingt jours sans eau, c’est inadmissible. Il y a des habitants qui vont jusqu’à la fontaine des Pins pour remplir quelques jerricans. Une chose est sûre : certains quartiers sont favorisés par rapport à d’autres », a fulminé un autre intervenant. A en croire ce dernier, la population est prête à mener une action auprès de l’ADE. D’ailleurs, a poursuivi le président du quartier, nous interpellons par là même occasion le chef d’Agence de ce service. Les habitants de la cité Caper comme beaucoup d’autres à Drapa El Mizan vivent un été vraiment chaud.
Il ne se passe pas un jour sans entendre des contestations ici et là. Pour les responsables de l’ADE, le problème essentiel est le manque d’eau au niveau des forages du Pont noir. Ceci a été à maintes fois signalé dans les avis placardés sur les murs de la ville en direction de la population où il lui est demandé d’utiliser rationnellement cette eau. Cependant, les citoyens trouvent qu’il n’ont pas cette eau dont parle le communiqué. A quand la fin du calvaire ?
Amar Ouramdane
