Les motos bruyantes envahissent les villages

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Les motos ne sont plus l’apanage des grandes villes. Elles ont investi les routes de campagne et surtout les villages où elles ne sont pas forcément bien vues par la population qui en subit les nombreux désagréments. Jadis rares et peu recherchées par les habitants des campagnes, les motos sont devenues à présent partout à la mode. On ne peut parcourir un kilomètre sans en rencontrer, ou se faire dépasser par un ou plusieurs de ces engins qui foncent sur les routes sinueuses et souvent étroites. Les pilotes slaloment entre les voitures, sans la moindre prudence. Des motards de plus en plus jeunes, conduisent des engins de plus en plus gros, de plus en plus bruyants et de plus en plus rapides. On est loin des petites mobylettes servant aux déplacements des modestes citoyens pour leur travail et leurs commissions. Les grosses cylindrées, conçues pour tout autre chose, se distinguent par leur vitesse, leur vrombissement assourdissant et surtout par le danger qu’elles créent à chaque virage. Les jeunes motards se rassemblent à deux, trois ou quatre pour des virées ou plutôt des rodéos. Si, dans la journée, leurs désagréments sont supportables, de nuit, où ils brisent brutalement le silence, ces motards deviennent agaçants et provocateurs. Leurs pétarades en ville ou même du côté de l’hôpital sans le moindre respect pour les malades, sont de véritables agressions pour tout le monde, particulièrement les travailleurs qui peinent à retrouver le sommeil après avoir été brutalement réveillés par ces sans gêne qui se comportent en véritables délinquants ne craignant personne. Les riverains de la grande rue de la ville, qui se plaignaient, auparavant, du tapage nocturne de certains buveurs noctambules, doivent maintenant s’adapter à ce nouveau phénomène, de loin plus désagréable. «Ils ne se soucient du repos de personne, ni des malades ni des personnes âgées. Le vrombissement de leurs engins à toute heure, de jour comme de nuit, envahit nos demeures bien que toutes les fenêtres soient closes», se plaint un habitant de la rue Colonel Amirouche. Des altercations entre ces motards et les locataires des bâtiments du centre, sont monnaie courante. Mais rien n’y fait. «Ils se targuent d’être dans leur bon droit, dans la rue, domaine public par excellence.», disent les plaignants. Certaines motos à «échappement libre» émettant un bruit infernal, le silencieux censé réduire la nuisance sonore est tout bonnement enlevé au mépris même de la loi. Les services de sécurité doivent intervenir pour garantir, si ce n’est la sécurité du citoyen du fait que nombre d’accidents sont dus à ces énergumènes, au moins son repos, ce qui, normalement, fait bien partie de leurs tâches et mission.

A.O.T.

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