«Ou est passé l’argent attribué aux communes ?»

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Le wali par intérim de Béjaïa, M. Toufik Mezhoud, n’est pas du tout satisfait de l’état des trois plages de la côte-Est, à savoir Melbou, Souk El-Ténine et Aokas, qu’il a visitées avant-hier. Les estivants commencent à affluer sur ces places et leur état n’est pas des plus reluisants. Rien ne semble avoir été entrepris sur les plages par les services concernés pour l’accueil, la détente et le repos des vacanciers. Bien que des moyens colossaux aient été débloqués par l’État, les plages ne sont pas nettoyées et beaucoup d’objets hétéroclites jonchent encore sur le sable des plages. Les villes côtières sont loin de respirer la propreté, l’été, la joie de vivre et le bon accueil. Le wali, visiblement très mécontent de l’état des plages, se demande «où sont parties les sommes d’argent importantes dégagées par l’État pour que l’accueil des estivants soit des plus satisfaisants ?» Concernant les moyens, martèle le wali, «je le redis et le confirme, rien que pour la saison estivale, l’État a accordé pour les communes côtières la somme de 8 milliards 900 millions de centimes pour l’acquisition des équipements nécessaires à l’entretien des plages.» Et il ajoute en substance, «on ne voit nulle part l’impact de cet argent. Quant à la propreté des villes côtières, le premier responsable de la wilaya précise que «250 millions de centimes ont été également accordés pour le nettoyage et le badigeonnage des trottoirs, le chaulage des arbres, alors que les changements souhaités on ne les voit pas. Et même les guirlandes qui devaient embellir au moins les grandes artères de ces villes, n’y sont pas non plus». «Béjaïa est une wilaya majestueuse. Elle est classée à la rubrique du pôle d’excellence en matière de tourisme. On doit l’embellir davantage et ne pas accepter des exploitants qui enlaidissent les forêts avec du béton ou des constructions illicites », ajoute le premier magistrat de la wilaya

B. Mouhoub

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