Le projet d’une passerelle pour la gare tarde à venir

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Le chef-lieu communal d’Ahnif est scindé en deux rives séparées par les chemins de fer qui passent par cette localité. La communication par véhicules entre ces deux parties du village est effectuée via des passages à niveau non gardés. Quant aux habitants ou aux passants, ils empruntent des sentiers en transitant par les rails. Entre les deux rives, il y a un mouvement incessant des habitants. Sur la rive gauche en allant vers Alger, il y a le siège de l’APC, la bibliothèque communale, un collège et toute une agglomération. Sur la rive opposée, il y a le centre du village, où l’on peut trouver la « fameuse » cité de « la gare », la maison de jeunes, l’école primaire Boubi Ali et un peu plus loin, de façon excentrée, l’EPSP d’Ahnif pour ne citer que ces lieux. Ces deux parties connaissent un va-et-vient incessant durant la journée. Les citoyens, qu’ils soient les habitants de cette localité ou les étrangers, passent via la voie ferrée pour passer d’une rive à l’autre. Et ce passage s’effectue de manière dangereuse, car il y a toujours ce péril qui plane sur la vie des passants, en ce sens que cette gare voit « défiler » plusieurs trains, entre marchandises et voyageurs, d’où le souci sur leur sécurité. À voir la manière dont les habitants transitent par les rails, il y a matière à s’inquiéter, surtout pour les enfants, les femmes et les personnes âgées qui sont vulnérables devant cette situation risquée. Même si, pour l’heure, on ne déplore aucun incident, il n’en demeure pas moins que le danger guette tout citoyen qui, par mégarde ou défaut d’attention, pourrait être victime d’un accident de train. Une « vieille » revendication consistant en l’installation d’une passerelle dans l’enceinte même de la gare ferroviaire n’a jamais était concrétisée, en dépit des multiples promesses des exécutifs communaux qui se sont succédé à la tête de l’APC. À ce jour, cette revendication est restée lettre morte malgré les sollicitations de la part des habitants conscients du danger qui les guette en traversant par ces rails. «Cela fait des années que nous attendons l’installation d’une passerelle pour nous permettre de traverser en toute sécurité. Notre réclamation est renvoyée aux calendes grecques sans aucune explication. Pourtant, il y va de la vie des habitants. Nous réitérons cette revendication aux autorités pour qu’elles installent une passerelle afin d’épargner des vies humaines, surtout pour nos écoliers», insiste-t-on à Ahnif.

Y. S.

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