SEDDOUK – Logements CNEP – L’attente s’éternise pour les bénéficiaires

Un parc immobilier de 80 logements de type CNEP, construit au centre de l’agglomération du chef-lieu communal de Seddouk, attend depuis de longues années que l’on veuille bien procéder à sa distribution. Manifestement au bout du rouleau, mais pas au bout de leurs peines, des attributaires de ces logis ont fait savoir que le statu quo découle de la non prise en charge des travaux de VRD : «Les logements sont achevés depuis l’année 2004, et à ce jour, ils ne sont ni raccordés au réseau d’assainissement, ni dotés d’énergie électrique», fulmine un bénéficiaire, déplorant la non prise en charge de «leurs multiples requêtes». «14 ans d’attente et encore ! C’est ahurissant et intolérable. Durant toute cette période, on nous a bercés d’illusions et bernés avec de fausses promesses», s’emporte un bénéficiaire. «Restés inoccupés, les logements ne cessent de se dégrader. Peut-être on s’y installera quand ils seront tombés en ruines», ajoute-t-il sur une pointe d’ironie, mâtinée de colère. Tout aussi remonté et courroucé, un père de famille souligne que les bénéficiaires sont «des victimes expiatoires de l’incurie et du laisser-aller des responsables concernés». «On nous a fourgués dans une posture inextricable. Nous ne pouvons ni récupérer notre pognon, ni habiter ces appartements pour lesquels nous avons sacrifié nos bas de laine. Pourtant, le déblocage de la situation est d’une déconcertante facilité», clame-t-il, en exhortant l’administration à trancher le nœud gordien. Après une si longue période d’attente, le doute a commencé à s’instiller et l’incertitude à s’incruster dans les esprits, confie-t-on. «Les gens ont presque perdu confiance et désespèrent de pouvoir un jour occuper ces appartements», déclare un attributaire. D’aucuns parmi les bénéficiaires avouent croupir dans des conditions d’extrême précarité, en s’arrimant à l’espoir d’un probable dénouement. «Il y a des familles comme la mienne qui logent dans des masures et des cagibis, avec la promiscuité en plus et l’insécurité en moins. D’autres infortunés se font déplumer, en louant chez le privé contre des tarifs exorbitants», témoigne un attributaire.

N Maouche.