En dépit des potentialités que recèle la wilaya de Boumerdès en matière de paysages féeriques, le tourisme de montagne est à la traîne et peine à amorcer une dynamique de développement dans la région.
Les atouts que recèle la région de l’ex-Rocher noir lui permettraient pourtant de diversifier son économie et créer des richesses importantes en dehors des hydrocarbures. Qu’en est-il du programme de création de zones touristique hors littoral initié par la direction de tourisme ? En effet, il y a plus de dix ans, ce programme avait prévu la réalisation d’une quinzaine de zones d’expansion touristique et défini même les régions concernées, à l’exemple de Larbaatache, Khemis El El Khechna, Ammal, Aït Amrane et Naciria. Néanmoins, peu de choses ont été réalisées. En dehors des activités officielles, on enregistre quelques minimes actions d’associations culturelles et touristiques qui activent afin de sortir leurs régions de l’ornière. L’association «Tizza» du village éponyme, dans la commune d’Ammal, a par exemple organisé, récemment, une opération de promotion du tourisme de montagne. Des associations de la commune de Chabet El Ameur ont également organisé, l’hiver dernier, une exposition en pleine campagne pour démontrer les capacités de la région à développer ce tourisme. Ces manifestations ont été l’occasion de faire connaître le savoir traditionnel des régions de montagnes, comme l’artisanat, le bâti ancien et la mise en valeur des richesses naturelles. Le passage d’importants axes routiers dans certaines localités, comme Larbaatache et Khemis El Khechna, est une aubaine pour développer ce segment, mais peu de choses ont été concrétisées. Ces deux régions ont été choisies pour promouvoir le tourisme sportif et de montagne, tandis que Zemmouri et Legata ont été destinées à valoriser le tourisme culturel. Et la région d’Ammal a été choisie pour valoriser le tourisme thermal. Mais la stagnation de tous ces projets est due à plusieurs facteurs. Certains connaisseurs estiment que les autorités donnent peu d’importance à ce segment de l’économie et n’initient pas assez d’action pour encourager les investisseurs. La dernière en date est celle organisée en 2013. D’autres en revanche estiment que ce sont les investisseurs qui ne sont pas attirés par cet investissement qui ne rapporte pas beaucoup d’argent. D’autres pensent simplement que le tourisme de montagne est une question de culture et de savoir-vivre.
Y. Z.

