Les communaux ont décidé d’organiser une journée de grève, le 30 du mois en cours, au niveau national. Face à la non-prise en charge de leurs revendications, les travailleurs des communes comptent réinvestir la rue pour la unième fois, afin de se faire entendre et porter haut et fort leurs doléances. En effet, la Fédération nationale du secteur des communes (FNSC), affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), appelle ses adhérents à une journée de protestation, en vue de pousser la tutelle à donner une suite favorable à ses revendications. «Nous avons décidé d’organiser une journée de grève le 30 juillet et qui sera ponctuée par un rassemblement de protestation devant le siège de la wilaya de Bejaïa», a fait savoir, hier, Ramtan Zaïdi, président de ladite organisation syndicale. L’interlocuteur a tenu à «dénoncer» «le silence» de la tutelle quant aux revendications de cette catégorie de travailleurs, en dépit de l’organisation de plusieurs actions de protestation. «Jusqu’à présent, la tutelle refuse d’ouvrir les portes du dialogue avec notre syndicat», a-t-il regretté. Ladite fédération dénonce, essentiellement, la «dégradation» de la situation socioprofessionnelle des communaux : «On est les seuls travailleurs maintenus dans la précarité et la misère, car les décideurs nous considèrent comme parent pauvre de la fonction publique», a-t-on martelé. Pour ce qui est des revendications mises en avant par les communaux, figurent la refonte du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers de tous les corps des communes, l’intégration des contractuels et l’élargissement de la prime de souveraineté au secteur des communes. Les communaux réclament, également la révision des primes en vue d’une augmentation à 20 000 DA de l’allocation familiale et de l’indemnité de la femme au foyer à 8 000 DA, en sus de l’application de l’indemnité des agents de l’état civil à compter du 1er janvier 2008.
Samira Saïdj
