EQUIPE NATIONALE – Un mois après le départ de Madjer – Les Verts toujours sans sélectionneur

Les Verts sont toujours sans sélectionneur, un mois après le départ de Rabah Madjer, et la fédération algérienne (FAF) va entamer une véritable course contre la montre pour désigner un nouveau coach.

L’ancien sélectionneur national le Bosnien Vahid Halilhodzic (2011-2014) qui figurait en tête de la short-list établie par la FAF a fini par décliner la proposition du président de l’instance fédérale, Kheireddine Zetchi, qui s’est retrouvé contraint de se tourner vers une autre piste, celle du Français Hervé Renard, actuellement aux commandes de l’équipe marocaine. Après plusieurs jours de spéculations, l’ancien entraîneur de l’USM Alger (2011) a fini par démentir les informations qui l’avaient envoyé en Algérie. Mardi dernier, le champion d’Afrique avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015) a tenu à éclaircir la situation. «Certaines personnes évoquent mon avenir dans les médias afin de semer le trouble dans l’esprit des Marocains (même) s’il est encore un peu trop tôt pour savoir de quoi il sera fait. Une chose est certaine : par respect pour le Maroc et tous les Marocains, je ne partirai en aucun cas pour une autre nation africaine quelle qu’elle soit. Ceux qui l’affirment se trompent», a-t-il affirmé sur son compte officiel Twitter. Le refus de Renard de succéder à Madjer est venu confirmer que rien n’a encore été fait, alors que Kheireddine Zetchi a affirmé que le nouveau sélectionneur sera connu d’ici la fin du mois de juillet. «Nous devons trouver le profil que nous recherchons, c’est-à-dire quelqu’un avec un vécu en Afrique. Il y a un Mondial qui se déroule actuellement en Russie, je pense que l’idéal est d’attendre la fin du premier tour pour dresser une short-list de techniciens susceptibles de prendre en charge l’équipe nationale», avait indiqué Zetchi à la presse, peu après la fin des travaux de la dernière réunion du Bureau fédéral tenue le 24 juin dernier.

Ce ne sera ni Halilhodzic, ni Renard

Alors que la Coupe du monde 2018 a pris fin le 15 juillet dernier, la FAF peine toujours à trouver un nouveau sélectionneur, surtout que deux des trois noms cités initialement par Zetchi ont décliné la proposition. Il ne reste que le nom du Portugais Carlos Queiroz, dont le contrat avec la fédération iranienne a pris fin à l’issue du Mondial 2018. Selon la presse spécialisée, l’ancien sélectionneur de l’Afrique du Sud et du Portugal, âgé de 65 ans, reste une piste envisageable, à moins qu’un autre technicien ne vienne faire son apparition pour constituer « la surprise du chef ». Toutefois, le patron de la FAF a indiqué jeudi dernier qu’il n’avait jamais contacté le technicien portugais Carlos Queiroz. «Je n’ai jamais contacté Queiroz. J’ignore qui l’a contacté au nom de la FAF», a-t-il précisé aux journalistes dans la ville d’Ain Defla, en marge de la réception de la FAF d’un centre de formation. Avant d’enchaîner : «Nous sommes en contact avec deux techniciens européens, et nous allons trancher dans les jours à venir. Ce sera un entraîneur qui maîtrise la langue française». Une manière de dire que le successeur de Madjer ne sera pas forcément un Français. Le successeur de Madjer, limogé au bout de huit mois seulement, aura à préparer la prochaine sortie officielle de l’équipe nationale prévue en septembre à Banjul face à la Gambie, dans le cadre de la 2e journée (Gr. D) des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2019) dont la phase finale aura lieu au Cameroun.

R. S.