MADJID AOUDIA, président de la JS M’Chedallah – «Le club est dans l’impasse»

à l’instar de nombreux autres clubs de la wilaya de Bouira, la JS M’Chedallah, qui évolue en Régionale 2, se trouve dans une situation peu reluisante.

Ainsi, les saisons se suivent et se ressemblent pour le club maillotin qui vit à chaque début de saison la même situation de doute. Le président de CSA JSM, Madjid Aoudia, évoquera avec amertume la situation prévalent dans son club de toujours. C’est le statu quo, dira-t-il, «la situation empire d’une saison à une autre, je me sens vraiment éreinté, le club ne trouve toujours pas preneur, aucun postulant pour reprendre la gestion du club. Au moment où c’est tout le monde qui passe ses vacances tranquillement et pense à la fête de l’Aid, moi je vis une situation de stress et de pression à cause des crédits octroyés pour le transport, la restauration, le matériel et l’équipement sportif, sans oublier les joueurs et les entraîneurs qui n’ont touché aucun sou durant toute la saison». Concernant justement l’épineux problème financier, le président de la JSM dira avec regret : «La JSM n’a bénéficié d’aucune subvention publique durant les trois précédentes saisons. Idem pour cette saison, où l’APC de M’Chedallah n’a octroyé que la modique somme de 40 millions de centimes provenant des fameux 3 %. Pas de BP ni de BS, alors que durant la saison 2017 / 2018, le club n’a bénéficié que de 30 millions de centimes provenant du fonds de wilaya». «Même l’engagement pour la saison en cours est compromis», dira encore Madjid Aoudia, qui lance «un appel solennel aux autorités locales de M’Chedallah (APW, wilaya, daïra), notamment les investisseurs, pour aider le club et lui éviter de disparaître». Selon le président du CSA JSM, «durant les trois dernières saisons, le club a cumulé une dette de près de «430 millions de centimes». Aujourd’hui, enchaîne-t-il, «on doit impérativement régler cette dette pour pouvoir avancer. Et pour cela, il faudrait l’implication de tout le monde. Ce sont les enfants de Maillot qui y jouent». Aujourd’hui, poursuit le président du club maillotin, «je me retrouve seul à faire face à la pression, je prends les problèmes du club sur moi, alors que personne n’est venu me voir et me proposer son soutien». Désormais, conclut Madjid Aoudia, «l’avenir de la JSM est entre les mains des pouvoirs publics, les enfants du club et les nantis de la région. J’ai fait plusieurs écrits à qui de droit, expliquant la situation délicate que traverse le club, mon souhait est de voir une réaction immédiate pour permettre au club d’entamer sa préparation d’intersaisons dans de bonnes conditions».

M’hena A