Chaque matin de samedi, l’arrêt des bus de la ville historique du 8 Mai 1945 vit un cafouillis indescriptible, provoqué par des centaines de voyageurs en direction de la capitale des Hauts-Plateaux, Sétif. Le scénario des bousculades et les longues attentes dans une station qui n’est, en réalité, qu’une simple aire jouxtant la RN9 où stationnent, et les taxis-fraudeurs et les fourgons et les bus de grandes lignes (transitaires), est dû principalement selon les témoignages des riverains, à une mauvaise gestion des lignes de transport des fourgons aménagés, et au nombre important des citoyens de la région. L’affluence des voyageurs, notamment le matin, se présente aujourd’hui tel un phénomène qui n’arrange pas, non plus, les transporteurs qui ont vu plusieurs fois les portières ainsi que les rétroviseurs de leurs véhicules endommagés par la foule excitée. « Il est plus que recommandé aux autorités d’agir pour une meilleure prise en charge des voyageurs », nous a déclaré un habitué de ladite « station ». Une telle situation interpelle à plus d’un titre, les services du secteur des transports de la wilaya de Béjaïa pour une réorganisation radicale des lignes vers la wilaya de Sétif, notamment en direction des régions, à l’instar de Tizi N’Bech, Amoucha, Aïn El Kebira et Ourissia, où beaucoup de citoyens se rendent quotidiennement pour travailler.
Rabah Zerrouk
