Etant à vocation agricole, la vallée de Draâ El Mizan dont la superficie dépasse les quatre mille hectares attire ces dernières années de nombreux céréaliers et de maraîchers, surtout en raison de l’existence du barrage et des retenues collinaires. Cela n’occulte pas le développement de l’agriculture de montagne, notamment arboricole. Si certains exploitants investissent dans la plantation d’arbres fruitiers, d’autres ne pensent qu’au développement de leurs oliveraies. Au passage, il y a lieu de dire que ces dernières années, des centaines d’oliviers ont été décimés par les incendies de forêts. Cela n’a pas découragé les oléiculteurs pour autant, surtout lorsque l’on sait que les demandeurs d’aides auprès de la subdivision agricole ont toujours été satisfaits dans le cadre du FNDRA. A cette période exacte de l’année, de nombreuses opérations sont lancées. Il y a d’abord le greffage de l’oléastre. Selon nos sources, plusieurs agriculteurs ont reçu des aides financières dans ce contexte. L’opération la plus répandue reste tout de même la taille de régénération. « Les oliviers épargnés par le feu sont vieux. Leur rendement n’est pas satisfaisant. Il faudrait qu’ils passent par cette taille. Elle est très importante », nous a signalé un bénéficiaire. Certes, cette opération nécessite de gros moyens. Pour parer à cette situation, les bénéficiaires recourent à des spécialistes. Ainsi, nous avons rencontré un agent travaillant pour le compte d’une petite entreprise. « Une fois que le marché est conclu avec notre client, nous passons à l’acte. De nombreuses oliveraies sont à l’abandon. La taille se fait avec des tronçonneuses. Non seulement on se charge de la taille mais aussi du ramassage du bois et de l’incinération. Il faut que le champ soit entièrement propre », nous a expliqué notre interlocuteur. D’autres ont bénéficié de la réalisation de cuvettes dont l’importance n’est pas à démontrer. En tout cas, toutes ces opérations menées ici et là avec les aides de l’Etat ne font qu’encourager les cultivateurs d’un côté et ne feront aussi que du bien à ces oliveraies en voie de disparition, de l’autre. S’agissant de l’agriculture notamment céréalière, nous avons appris de la part d’un connaisseur en la matière que rien n’était encore perdu à la seule condition qu’il pleuve dans quelques jours. « S’il n’y avait pas eu ces jours de sécheresse, je dirais que cette saison serait la plus riche en rendement car, contrairement à l’an dernier, cette année, les pluies sont tombées durant des périodes échelonnées », nous a répondu à ce sujet notre interlocuteur. Cela étant, le développement de l’agriculture dans la région va crescendo. Actuellement, c’est la préparation des terres pour les autres semis, tels ceux de la pastèque et du melon.
Amar Ouramdane
