Vulgarisation du procédé « Maçonnerie porteuse chaînée »

A l’initiative de M. Boussaâd Yahiaoui, en sa qualité d’ingénieur d’état en génie civil, gérant d’un bureau d’étude et maître d’ouvrage une journée d’étude sur la maçonnerie porteue chaînée a eu lieu au centre culturel « Matoub Lwénas », en fin de la semaine passée. C’est sous le thème « Utilisons moins de béton » qu’a eu lieu l’ouverture de cette journée de vulgarisation de ce nouveau procédé de construction qui s’avère très économique et parasismique, selon les organisateurs. En effet, ce procédé de construction est basé sur le système murs porteurs en maçonnerie (pierre, brique, blocs de béton, etc. ). Il est préconisé dans les habitations individuelles et semi-collectives en milieur rural ou semi-urbain. Contrairement au mode de construction actuel basé essentiellement sur le béton armé (poteaux/pourtres) qui consomme environ 60% du prix de revient de la construction et ne laisse que 40% pour les parachèvements (maçonnerie, carrelage, revêtement et CES), ce qui donne un air d’inachevé et d’inconfortable dans les constructions courantes, le procédé de maçonnerie porteuse chaînée renverse totalement ces données, à savoir consomme 40 % du prix de revient et laisse 60% à l’achèvement, aux finitions et au confort. Il présente des avantages tels que l’économie dans les moyens et les matériaux (réduction de l’ordre de 70% des quantités de béton utilisé), un délai de réalisation réduit, une parfaite résistance au séisme et un coût de revient très compétitif. A titre d’exemple, le coût de revient d’un logement de type F3, d’une superficie de 50 m2, en zone rurale, est estimé à 527 962 DA, soit 11 000 DA le m2 hors œuvre, net (habitable). Notons qu’il existe trois types de structures, à savoir : la structure en béton armé, la structure en maçonnerie porteuse chaînée et la structure métallique.

Farid A.