Championnat de wilaya Tizi-Ouzou – Plusieurs clubs en difficulté

Pour la saison sportive 2018/ 2019, de nombreux clubs, évoluant notamment au championnat pré-honneur Tizi-Ouzou, ne se sont pas encore engagés. Par exemple, à Aïn Zaouïa, l’ACAZ local n’a même pas engagé les jeunes catégories : «Nous ne pouvons pas nous lancer dans l’inconnu. Notre problème principal est le terrain. Celui-ci ne sera pas livré avant quatre ou cinq mois. Nous n’avons pas même pas les moyens d’engager les petites catégories. Peut-on payer à chaque fois qu’on joue à Frikat ou à Boghni? Non ! Peut-on prendre en charge 90 jeunes avec une subvention insignifiante? Non», regrette M. Essaid Yacoudi, en sa qualité de président du CSA/ACAZ. A l’extrême Sud de la wilaya, l’Olympique de M’Kira ne s’est pas engagé non plus. «Notre terrain n’est pas encore lancé. Certes, nous avons eu les assurances de la direction de la jeunesse et des sports, mais ce n’est pas pour demain. La subvention qui nous a été octroyée dans le cadre du BS n’est que de 23 millions de dinars ! On ne s’est pas avoués vaincus pour autant, puisqu’on a engagé les petites catégories. Il faut savoir que nous déboursons plus de 13 mille dinars uniquement pour la location du stade», répondra M. Farid Hacini, président du CSA/ OMK. A noter que le stade de M’Kira est dans un état d’abandon indescriptible. «Nous attendons que les travaux de pose du tartan débutent. Nous sommes les derniers à bénéficier de cette commodité», ajoutera notre interlocuteur. Il faut dire que depuis les restrictions budgétaires, les subventions des APC allouées aux clubs sont si «dérisoires» que certains «petits clubs» se voient contraints de mettre la clé sous le paillasson. C’est le risque qu’encourt l’AS Imazgharène : «Si nous n’avons pas d’autres ressources, nous risquerons de ne pas nous engager», dira M. Mourad Belaïdi, en sa qualité de président du CSA. Par ailleurs, la liste des clubs «mort-nés» pour manque de ressources financières est longue. On peut encore citer ceux de Tizi-Ameur ou encore de Boumahni qui ont disparu aussitôt sitôt créés. C’est aussi le cas de l’OS Maâtkas. C’est dire que dans ces communes la pratique du sport, notamment le football, est devenue «illusoire» pour des centaines de jeunes, livrés à eux-mêmes et aux fléaux sociaux. «Il faudrait que les responsables du sport, notamment le ministre, revoient leur vision quant à la prise en charge des jeunes. A ce rythme, la relève dans les grands clubs ne sera pas garantie», souligne la famille sportive locale.

Amar Ouramdane