Des dizaines d’habitants de la localité d’Aït Amar Ben Amar relevant de la commune d’Aïn El Hadjar, à 15 km à l’ouest de Bouira, ont procédé, hier, à la fermeture de la RN18 au niveau du chef-lieu de la commune. Les protestataires qui ont usé de pneus brûlés afin de bloquer la route, réclament leur relogement dans les plus brefs délais. Ils affirment que leur localité n’est qu’un «ancien camp de regroupement» qui date de l’ère coloniale et qu’ils souffrent de la dégradation de leur cadre de vie. Les protestataires d’interrogent aussi sur les raisons qui retardent la distribution des 100 logements sociaux au niveau du chef-lieu, dont les travaux ont été finalisés depuis plusieurs années : «Nous vivons dans une situation déplorable, dans un ancien camp de regroupement qui date de l’époque coloniale. Alors que notre cas devait être pris en charge dans le cadre du programme RHP, les responsables locaux ainsi que ceux de la wilaya n’ont rien fait pour nous sortir de la misère», explique l’un des protestataires rencontrés sur les lieux. Notre interlocuteur ajoute qu’ils se sont déplacés à maintes reprises au siège de la wilaya afin d’exposer leur problème au wali et au président de l’APW, en vain : «Le wali a toujours refusé de nous recevoir, alors que nous avions remis un dossier détaillé avec des photos au président de l’APW. Ce dernier nous a promis de dépêcher une commission au niveau de notre quartier. Malheureusement, il n’a rien fait pour résoudre ce problème qui perdure», fulminera-t-il. À noter, enfin, que les protestataires ont fini par libérer la route vers 13h, après le déplacement sur les lieux du chef de la daïra d’Aïn-Bessem (dont relève cette commune). Une réunion a été même improvisée entre les deux parties et en présence du maire d’Aïn El Hadjar, au niveau du siège de la daïra d’Aïn-Bessem.
O. K.
