Après une mystérieuse disparition qui aura duré douze jours, la jeune étudiante Nour El-Houda Boudissa a retrouvé les siens. Selon son grand-père maternel, El Hadj Aomar, elle a été déposée non loin de chez elle par des individus, vendredi dernier, après la prière d’El Maghreb. «Personne n’a rien vu. Elle est rentrée dans un état lamentable. Certainement, elle avait les yeux bandés», nous confiera-t-il. Pour rappel, Nour El-Houda a disparu le 9 septembre dernier lorsqu’elle était faire sa rentrée scolaire à l’université Alger 2 (Beni-Messous). Depuis ce jour-là sa famille vécut dans l’inquiétude et dans l’angoisse. Son grand-père frappa à toutes les portes, en vain. De leur côté, les services de sécurité ont entamé leurs recherches. «Sitôt arrivée, je l’ai présentée aux enquêteurs. Mais, elle ne pouvait pas parler car elle était traumatisée. Cependant, aucune trace de violence n’est visible sur son corps. Elle a subi des examens médicaux. On attend toujours les résultats», dira-t-il encore. D’ailleurs, selon toujours le grand-père, elle est suivie par un psychologue. Personne ne sait les motivations de ses «ravisseurs». Interrogé si une demande de rançon a été exigée, il dira qu’aucune exigence de ce genre n’avait été formulée. «Je recevais des appels. Cependant, je ne répondais pas parce que c’étaient des appels non identifiés, c’est-à-dire ne portant aucun numéro. Seulement, une association d’Alger qui m’a appelé pour d’éventuelles aides. D’ailleurs, j’ai rencontré ses membres. Mais, je ne savais pas de qui il s’agissait au juste», conclura El Hadj Aomar Boudissa en disant que l’enquête est toujours ouverte pour élucider cette affaire. Il faut reconnaître, par ailleurs, le courage de ce grand-père qui n’a ménagé aucun effort dans les recherches d’autant plus que le père de la jeune fille est à l’étranger. En tout cas, le retour de Nour El-Houda, étudiante de 17 ans, a réconforté non seulement la famille mais aussi toutes les personnes ayant compati avec ses parents durant la période de disparition.
A. Mohamed
