Des psychiatres interpellent Hasbellaoui

Partager

Les médecins psychiatres de l’EHS de psychiatrie de la ville de Sour El-Ghozlane, au sud de la wilaya de Bouira, ont adressé une requête au ministre de la Santé, sollicitant son «intervention rapide». Hasbellaoui est ainsi interpellé, selon les concernés pour «mettre un terme à la dégradation de leurs conditions de travail et au confit avec le directeur de l’établissement qui persiste». Selon les signataires de cette missive, cette dégradation des relations de travail, entre le premier responsable de l’EHS et les médecins psychiatres, a poussé plusieurs médecins spécialistes à claquer la porte ou à demander un transfert vers d’autres hôpitaux du pays. Ces médecins assurent aussi, qu’ils souffrent d’un manque important des moyens et de l’absence de logements d’astreinte : «Des confrères font des déplacements quotidiens de plus de 200 kms, pour rejoindre l’hôpital. Le directeur de l’hôpital, nous refuse le droit aux logements de fonction, malgré l’existence d’appartements vides et fermés à l’intérieur de l’hôpital», lit-on dans cette requête, dont des copies ont été adressées à la direction de la Santé de la wilaya et au wali de Bouira. En plus du manque de moyens, ces médecins ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de «sanctions arbitraires et de retenues sur salaires injustifiées» opérées par le directeur, d’une manière régulière. Ils accusent également le même responsable, d’empêcher le corps médical de s’organiser dans un cadre syndical : «Le directeur procède à des retenues sur salaire sans la moindre justification réglementaire, ni même une absence. Il nous considère absents, alors que nous exerçons normalement dans l’hôpital. Durant ces derniers quatre trimestres, nous avions eu droit à la note de 0 sur 20, pour la prime de rentabilité. Le directeur refuse de lever le voile, sur cette procédure de notification selon les articles 102 et 99, de la loi 03-06 du code de la fonction publique. En plus, les médecins n’ont pas reçu les primes de garde depuis plus de 20 mois, et n’ont même pas le droit aux journées de récupération, ni même au transport», ont-ils aussi soulignés. Ces derniers ajoutent, que le même responsable a procédé à la dissolution de l’ancien conseil médical «d’une manière arbitraire» et a procédé à l’installation d’un nouveau conseil médical pour l’établissement «sans consultation du corps médical». Par ailleurs, les plaignants accusent le directeur de l’établissement d’avoir piétiné les lois 34 et 37, du décret exécutif 09/349 de l’année 2009, portant sur l’installation dans les postes supérieurs. Selon ces médecins, le directeur a procédé à des installations en «catimini», au lieu de faire appel à des candidatures. Les médecins insistent en fin de leur requête sur l’urgence et la nécessité d’intervention, des pouvoirs publics du pays «pour mettre un terme à une situation de dégradation généralisée qui risque de pousser l’ensemble des médecins spécialistes à une démission collective de cet établissement», ont-ils enfin soutenu.

Oussama Khitouche

Partager