La galère des habitants d’Iguelfane

A l’instar de plusieurs localités de la Kabylie profonde, le village d’Iguelfane, dans la commune d’Ath Zmenzer souffre le martyre et ses habitants ne savent plus à quel saint se vouer, d’autant plus que le calvaire perdure. Ladite bourgade est laissée-pour-compte, sans aucune perspective d’avenir pouvant alléger les sempiternelles souffrances des citoyens qui ne cessent de prendre leur mal en patience. De prime abord, le ramassage scolaire constitue un véritable casse-tête chinois pour les élèves de cette localité. D’ailleurs, dans une requête adressée au président de l’Assemblée populaire communale, le comité de village en question demande au premier magistrat de la commune l’établissement de cartes d’abonnement pour les élèves avec des vignettes semestrielles ou annuelles, à des prix symboliques. Toujours dans leur missive, les citoyens d’Iguelfane relèvent que la route principale desservant leur bourgade est dans un état de délabrement avancé. Elle est, selon eux, devenue caillouteuse, ruinée par les eaux pluviales. Le calvaire de ces riverains est loin de se limiter à ce stade puisque d’autres doléances sont également mentionnées dans la même requête. Il s’agit, entre autres, des coupures incessante du réseau électrique et des chutes de tension, qui interviennent fréquemment surtout en période hivernale, endommageant les appareils électriques. Cela, sans parler des préjudices occasionnés pour les commerçants. « La persistance de ce problème qui perdure depuis deux ans, au moins, témoigne que nos doléances proclamées à maintes reprises, n’étaient pas prises en compte ni par l’APC ni par Sonelgaz », estiment les villageois à ce sujet avant de déplorer l’implantation « anarchique » des dos d’âne et le problème du stade communal et la maison de jeunes qui sont, disent-ils, laissés à l’abandon. Enfin, les citoyens du village précité ne demandent pas, ajoutent-ils, la lune mais tout simplement leurs droits légitimes.

A. H.