Deux mises en demeure ont été remises aux élus FFS faisant partie de l’exécutif, après qu’un constat d’absence et de fermeture de bureau ait été établi par un huissier de justice. C’est dire que la situation se corse de plus en plus à l’APC de Draâ Ben Khedda. La situation est d’autant plus anecdotique que farfelue, puisque chaque partie de ce conflit accuse l’autre de «repli». D’abord les élus qui reprochent au maire de prendre des décisions unilatéralement. Puis le maire qui déplore d’être abandonné par ses élus. C’est ce qui a été dit par le maire au recueillement sur la tombe de son frère Sid Ali qui était pressenti tête de liste aux dernières élections municipales. Il faut dire qu’il y a eu trois tentatives de réconciliation entre le maire et les membres de son exécutif. La première fois, cela s’était réglé au niveau de la section locale. La seconde, la Fédération et le bureau national s’en étaient mêlés, mais les élus, issus tous de la même formation politique préfèrent l’indiscipline militante que de la réconciliation qui déclarerait la fin d’une hostilité sans perdant ni gagnant ! Qu’à cela ne tienne, l’exécutif demeure aux abonnés absents, et il «refuse de travailler dans ces conditions si les décisions ne sont prises en commun accord», nous dira un élu frondeur. Celui-ci souligne que «les autorités sont mises au courant du problème». Les citoyens, eux, dont les revendications inhérentes à l’amélioration du cadre de vie ont été récemment acceptées, attendent à ce que les engagements soient traduits sur le terrain faute de quoi, ils passeront aux actions de protestation devant le siège de la mairie.
M. A. Tadjer
