AÏN EL HAMMAM – A la faveur des pluies automnales – Reprise des travaux des champs

Si certains ne cessent de constater et déplorer les dégâts causés par les pluies diluviennes qui s’abattent sur la région d’Aïn El Hammam à intervalles réguliers depuis la fin du mois de septembre, les paysans, eux, y voient un don bienfaisant à leurs cultures. «Cela augure d’une année faste pour tout ce que nous allons planter», disent-ils.

Même s’ils n’ont jamais déserté complètement leurs propriétés, les agriculteurs ne s’y sont pas beaucoup rendus durant la saison estivale dont les chaleurs et le sol sec ne permettaient pas d’effectuer un quelconque travail. Après la récolte des olives, ils se sont donnés un peu de repos, n’y retournant que lors de la cueillette des cerises et, plus tard, des figues, des fruits qui n’ont pas abondé, cette année. C’est dire que les dernières pluies automnales, favorables pour tous les travaux, les rappellent avec plaisir, à leurs loisirs favoris. Même si ce n’est pas encore le mouvement des grands jours, les oliveraies ont renoué, depuis quelques jours, avec l’animation qui les caractérise en cette période. On aperçoit des fumées provenant des feux de broussailles, en divers endroits. Les vieilles villageoises ont également sorti leurs bêches pour semer les navets ou entretenir leurs chardons. Les véhicules de type 4×4 reprennent leur ballet d’allers et retours sur les pistes agricoles. On transporte le matériel de défrichage et autres matériaux servant à des réparations de baraques ou de maisons des champs dont certaines ont été endommagées par les vents et les pluies. Les paysans se plaignent, tout de même de l’état des accès vers leurs propriétés, endommagés par les pluies torrentielles qui ont creusé des sillons rendant les chemins impraticables. Cela n’empêche pas les moins nantis de seller leurs montures comme au bon vieux temps. Parlant de la récolte prochaine, les oléiculteurs ont des avis qui divergent. Si dans certaines zones, on parle de récolte satisfaisante, dans d’autres, il semblerait qu’elle serait nulle. «C’est selon l’orientation des branches. Certaines sont chargées alors que sur plus de la moitié de l’arbre, on ne trouve pas un seul grain », affirme Da Rabah, un vieux paysan. «Mais quel que soit le rendement on ne laissera pas nos olives pourrir par terre», dira-t-il.

A. O. T.