AHNIF – Centre d'enfouissement technique – Une structure sous-exploitée

Le centre d’enfouissement technique (CET) d’Ahnif est l'un des plus névralgiques ouvrages d'utilité publique de la région de M’Chedallah.

Mais cet ouvrage reste toujours l’otage de lourdeurs administratives depuis trois ans de mise en service. Il s’agit cette-fois du retard mis pour la délivrance de l’ordre de service (ODS) pour libérer l’énergie électrique sur la ligne qui a été réalisée et livrée depuis le mois d’août écoulé. C’est du moins ce que nous apprend le responsable du CET qu’on a rencontré dimanche dernier. Rappelons que cette indispensable ligne électrique de moyenne tension (MT) a été bloquée par une opposition d’un propriétaire d’une parcelle de terre qu’elle devait traverser durant plus d’une année. La contrainte a été finalement contournée par un simple changement de l’itinéraire de cette ligne. Il faut préciser que le poste maçonné devant abriter le transformateur a été réalisé et ses équipements ont d’ores et déjà été installés. Ne manquait que ce fameux ODS et la mise en service pour permettre au centre de tri de démarrer. Soulignons que ce CET est opérationnel depuis le 4 juin 2015. Il a englouti une enveloppe financière de l’ordre de 60 milliards de centimes rien que pour sa réalisation et le montage des équipements du centre de tri. Ce dernier a été livré en 2016 mais non mis en service à cause du manque d’électricité. L’ensemble de son installation occupe une superficie de 14 hectares. Le CET est situé au lieu dit Tikremtath, à quelques 4 km au sud du chef-lieu de commune d’Ahnif. Son volume d’enfouissement est de 400 000 m3 pour une durée de vie de 20 ans. A l’heure actuelle, ce CET reçoit les ordures ménagères de pas moins de sept communes dont cinq de la daïra de M’chedallah et deux autres de celle de Bechloul. Il est utile de préciser que Saharidj qui se débat toujours avec ses ordures n’achemine pas ses déchets vers le CET d’Ahnif. Son effectif humain est de 15 ouvriers permanents. Cette contrainte de l’électricité est à ajouter à celle du manque de L’AEP dont l’approvisionnement est toujours assuré par le système de citernes tractées. Il y a aussi le problème de la piste d’accès. Celle-ci est revêtue en sable de carrière. Elle n’a pas tenue plus d’une année devant l’incessant défilé des camions collecteurs d’ordures et autres bennes tasseuses, ajouté au passage fréquent de gros engins de travaux publics. Cette piste longue de moins d’un km, relie le CET au CW11. Malgré ces carences, le chef du projet Sahi Samir n’est pas resté inactif. Il a procédé à des opérations de plantation de pas moins de 2 500 arbres tout autour et à l’intérieur du CET pour réduire la pollution. Ce responsable dira que cette opération de plantation se poursuivra jusqu’à l’occupation totale du moindre espace nu.

Oulaid Soualah