La polyclinique de Guerrouma mise en service

Partager

Hier matin, la DSP de Bouira a procédé à la mise en service de la polyclinique de Guerrouma qui vient ainsi renforcer le dispositif de prise en charge médicale de la population au niveau de la wilaya. Pour la première responsable de la santé à Bouira, ce nouvel acquis permettra l’accès aux soins à des populations jusque-là éloignées des structures de santé : «La polyclinique de Guerrouma met réellement en valeur l’effort consenti par l’État, car elle se trouve dans une zone vraiment dépourvue. Une zone rurale éloignée qui a besoin d’avoir une structure de ce genre qui travaille à plein temps. Le plus important, est-il vrai, c’est de mettre en service cette polyclinique de Guerrouma en H24. Nous l’avons dotée d’une ambulance de type Mercédès pour permettre une évacuation des malades dans les normes», indique Mme Ghalem, la DSP de Bouira. Interrogée sur le manque de gynécologues de garde qui s’est fait sensiblement ressentir ces derniers jours, Mme Ghalem fait savoir : «Nous n’avons plus de médecins affectés dans le cadre du service civil au niveau de l’EPH Mohamed Boudiaf (chef-lieu de wilaya) et de M’Chedallah, où le seul médecin qui officie est en congé de maladie. Pour l’EPH du chef-lieu, nous avons des conventions de garde avec des médecins privés. Je vous annonce toutefois que la promotion de nouveaux gynécologues vient d’être affectée. Les nouveaux gynécologues qui vont arriver à la wilaya seront répartis essentiellement entre les EPH de Bouira, Sour El-Ghozlane et M’Chedallah. Ils seront prochainement installés». Par ailleurs, la direction de la santé et de la population a procédé à la baptisation de l’hôpital psychiatrique de Sour El-Ghozlane. Opérationnelle depuis bientôt deux années, la structure a été baptisée du nom du Moudjahid Djallal Mohamed. Pour Mme Ghalem, cet équipement public arrive à point nommé pour la prise en charge des malades de la wilaya qui étaient orientés jusque-là vers l’EHS de Tizi-Ouzou : «Il y a eu une directive assez spécifique pour la réception et la mise en service des nouvelles structures, car lorsqu’on en réceptionne une, on commence à travailler progressivement pendant les premiers six mois pour atteindre les 10 à 20% du taux d’occupation. Et après avoir testé tous les circuits, on commence à la faire fonctionner à plein régime. Malheureusement, l’EHS psychiatrique de Sour El-Ghozlane n’a pas connu d’hospitalisations jusqu’à l’installation du nouveau directeur. Maintenant, on commence à hospitaliser, mais en dehors de l’hospitalisation, on est en train de travailler sur le nouveau plan de santé mentale qui vient d’être adopté par le ministère de la Santé. L’objectif, c’est de donner à cette structure une place régionale, surtout en termes de placements administratifs. Dans l’ancien découpage, le placement administratif se faisait au niveau de Tizi-Ouzou. Maintenant, avec cette nouvelle structure, les placements des malades de la wilaya de Bouira se feront à Sour El-Ghozlane. Parallèlement à ceci, il y a de nouvelles spécialités qui y seront introduites, notamment la pédopsychiatrie. Une discipline qui s’impose car nous avons énormément d’enfants autistes à Bouira, et l’autisme est quelque part une maladie qui a participé au développement de la pédopsychiatrie. La prise en charge est partagée entre la DSP et la DAS. Nous sommes, d’ailleurs, en train de nous organiser entre secteurs concernés (…)», révèle la DSP de Bouira, jugeant «très important» le taux actuel d’occupation de l’EHS psychiatrique de Sour El-Ghozlane. Les services de la DSP ont mis les bouchées doubles selon sa directrice, qui affirme que les efforts consentis se sont révélés «fructueux» : «Nous avons non seulement commencé à hospitaliser des malades mais aussi essayé de libérer des places, puisque des patients ont été transférés vers l’EHS depuis d’autres hôpitaux. Certains sujets avaient hospitalisés pendant plusieurs années dans ces hôpitaux, délaissés par leurs familles. Notre but ne se limite pas qu’à l’hospitalisation. Il s’agit surtout de guérir et de veiller à la réinsertion du patient dans le cercle familial. Nous avons commencé à faire des sorties avec nos assistantes sociales pour voir les familles des patients hospitalisés depuis longtemps en vue de leur réintégration sociale, les malades étant complètement rétablis aujourd’hui», précise Mme Ghalem. Enfin, en marge de la mise en service de la polyclinique de Guerrouma, la directrice de la santé annoncera une bonne nouvelle pour les femmes désirant subir une mammographie, nécessaire dans le cadre du dépistage du cancer du sein. Celles-ci peuvent se présenter au niveau de l’EPH Mohamed Boudiaf de Bouira. «Nous venons également d’installer une radiologue à l’EPH de Sour El-Ghozlane pour faire fonctionner le scanner. Elle fera, aussi, fonctionner la mammographie qui n’a plus été exploitée depuis le départ de la mission française», précisera Mme Ghalem.

Hafidh Bessaoudi

Partager