Plate-forme de revendications au profit des enseignants

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’enseignant, le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), a organisé, hier, une table-ronde avec la participation d’autres syndicats à savoir le CLA, le SNAPAP, le CNAPEST, de la CNLTT, de parents d’élèves ainsi qu’une assistance composée d’enseignants et d’autres personnels de l’éducation.

Cette table-ronde a eu pour but de discuter le bilan et les perspectives d’action de la nouvelle réforme du système éducatif. La nouvelle grille des salaires et le statut particulier de l’enseignant étaient également au menu. Le point qui a été évoqué par la plupart des intervenants est l’enseignement technique qui est, selon quelques intervenants, en voie de disparition. A ce sujet, le président de la Coordination nationale des lycées techniques et technicums (CNLTT), a indiqué que la « décision qui porte sur la généralisation de l’enseignement technique a engendré une diminution dans le nombre d’élèves dans une classe ainsi que dans le nombre de postes d’emploi. » D’ailleurs, ajoute t-il, « rien qu’au technicum de Ruisseau à Alger, il y a 19 enseignants sans emploi du temps, ils sont payés sans enseigner. » Toujours dans le cadre de l’enseignement technique, l’un des enseignants a soulevé le problème du manque du matériel pour pouvoir enseigner correctement les matières techniques ce qui rend la tâche presque impossible. Lors de cette rencontre, la suppression des postes d’emploi et le transfère d’office des enseignants en surplus dans d’autres établissements pour enseigner d’autres matières sont des points qui ont été évoqués. S’agissant de la réforme du système éducatif, l’un des intervenants a estimé que c’est une réforme « imposée », élaborée « sans aucune préparation », en ajoutant que chaque année est « un saut vers l’inconnu. » Dans son intervention, Osmane Redouane, le porte-parole du CLA a mis l’accent sur le fait que l’enseignant devrait être mêlé à la préparation de cette réforme qui est, selon lui, une réforme «qui ne marche pas. » Dans le même contexte, l’un des enseignants a trouvé anormal que les retraités du secteur de l’éducation ne soient pas mêlés à la préparation de la réforme. Ces derniers ne sont malheureusement même pas concernés par l’augmentation des salaires, a-t-il ajouté. A propos de la réforme, l’un des enseignants présents a fait appel à tous les enseignants afin d’abandonner cette réforme qu’il a qualifié de « négative ». Notons que les revendications de l’ensemble des syndicats et des enseignants touchent essentiellement l’enseignement technique, la réforme du système éducatif et la grille des salaires. Il est à savoir qu’une délégation des syndicats autonomes déposera aujourd’hui une plate-forme de revendications auprès du Chef du gouvernement, M. Belkhadem afin de négocier la situation désastreuse de l’enseignant.

Samira Oulebsir