Alors que depuis quelques mois aucune goutte de pluie n’est pas tombée et que le spectre de la sécheresse avec toutes ses conséquences sur les cultures n’est plus à citer, les habitants de la localité de Frikat, située à 7 kilomètres à l’est de Draâ El Mizan se sont rassemblés à sept heures de la matinée de ce lundi pour faire la prière des rogations ou de l’Istisqâ. En effet, cette prière de l’Istisqâ est une pratique traditionnelle consacrée par l’usage général. Par ailleurs, elle est pratiquée comme celles de l’Aïd El Fitr et El Adha. Aussi, par cette dévotion, les citoyens demandent la clémence du Seigneur afin d’exaucer leur invocation qui n’est autre que de les prémunir de la sécheresse. Au demeurant, comme cela intervient à la veille du Mawlid Ennabaoui, plusieurs Zaouias de la localité organisent des waadas et des sacrifices. Dans les pratiques ancestrales, lors des menaces de sécheresse, alors que les hommes du village s’attellent à immoler des bêtes, de leur côté les femmes et plus particulièrement les vieilles et les gamines déguisée organisent un défilé à travers le hameau en brandissant sur un long bâton une louche déguisée en une mariée. Il reste a remarquer que, malheureusement, notre agriculture souffre toujours des aléas de la météo, ce qui entraîne chaque saison ces montées spectaculaires du pris des légumes comme la tomate à 100 dinras le kilogramme, ou celui de l’oignon à 70 dinars.
Essaid N’Ait Kaci
