Doté d’une enveloppe financière d’un peu plus de 10 milliards de centimes et d’une architecture futuriste, les travaux de réalisation de la station thermale de Hammam Sillal, entamés en 2011, ont connu plusieurs arrêts.
Dans un premier temps, l’arrêt des travaux était dû à des problèmes techniques et à l’achat d’un terrain, pour les besoins de l’extension du projet. Une rallonge budgétaire d’un milliard de centimes vient d’être allouée à la municipalité de Tifra pour achever le projet de réalisation de ce complexe thermal, dont les travaux ont atteint présentement un taux de 60%. «La station thermale de Hammam Sillal est la seule ressource de l’APC ; c’est un projet prioritaire pour nous», déclare le maire de la municipalité, Rabah Meksem qui plaide par ailleurs pour la valorisation des autres sites touristiques de sa région. «Nous avons plusieurs sites à l’image de Touguite. Nous projetons, avec l’accompagnement des pouvoirs publics, la réalisation de forêts récréatives pour mettre en valeur ces sites et créer de la richesse. Soulignons que le projet du complexe thermal de Sillal augure des perspectives économiques prometteuses pour la commune, à travers la création de richesses et de postes d’emploi que ce tourisme thermal ne manquera pas de générer», nous dira le maire en question. L’infrastructure en question comprendra trois sous-sols, un rez-de-chaussée et deux étages. Curistes et touristes y trouveront toutes les commodités et prestations requises pour un séjour agréable : saunas, baignoires, douches, salle de kinésithérapie, salle d’aérobic, cafétéria, neuf chambres d’hébergement, un mini-centre commercial et un parking. Le projet est depuis deux ans en souffrance, malgré les multiples interventions des autorités locales à l’effet de son achèvement. L’eau de la station thermale de Hammam Sillal, est réputée pour ses vertus thérapeutiques. «Ce don de la nature fait des miracles. Depuis que je pratique des immersions répétées dans ces eaux thermales, je me sens régénéré en profondeur», confesse un homme d’un certain âge, trainant les séquelles persistantes d’une méchante sciatique. Perclus de rhumatismes, un septuagénaire déclare fréquenter assidument le Hammam : «Les bains me procurent un immense soulagement. Mes douleurs se font toutes petites et, du coup, je recours de moins en moins aux corticoïdes», nous confie-t-il. Venus d’Alger, deux jeunes curistes que l’on peut cataloguer dans le registre des curistes «légers», disent ne rien souffrir de spécial : «Nos virées répondent au souci de se faire plaisir et se retaper le moral, voilà tout», résument-ils. Le plus jeune d’entre eux avoue cependant, traquer un vague malaise existentiel, avec l’espoir que ces eaux purificatrices lui apporteront le remède tant attendu. Outre ses vertus thérapeutiques avérées, convient-on, l’immersion dans ces eaux thermales qui jaillissent des entrailles de la terre à près de 50°C, contribue à renforcer le sentiment de bien-être et à se prémunir de la déprime. «Rien que de renouer avec l’intimité de cette station thermale, son ambiance conviviale et son atmosphère moite, me procure un bonheur inouï et me fait oublier mes petits maux», soutient un habitué des lieux. Les autorités locales visent aussi par ce projet, la relance du tourisme thermal, étant donné que la réputation de cette station dépasse déjà les frontières de la wilaya de Béjaïa.
F. A. B.

