«Un malheur n’arrive jamais seul» dit l’adage. En effet, après l’épidémie de la mouche de l’olive qui a détruit une bonne partie de la récolte dans toute la vallée du Sahel, une récolte qui était fort prometteuse au départ, voila que les éléments naturels se mettent de la partie pour achever d’anéantir le peu d’espoir qui restait aux pauvres paysans de la région. Les violentes bourrasques de vent dépassant les 70 Km/H qui ont commencé a balayer la région dans la nuit du dimanche à lundi avec plus de violence et d’intensité durant toute la journée du lundi, ont jeté par terre ce qui restait de cette récolte sachant qu’elle est arrivée à maturité avant terme. Les olives se détachent facilement de la branche-mère et forment un épais tapis sous les arbres. Le déchaînement des éléments naturels au plus mauvais moment, rend la tache de ramassage plus compliquée encore sachant que les grains doivent être ramassé un par un, en position accroupie, très pénible, durant toute la journée. «Les vents violents qui se sont abattus sur la région ont causé des dégâts dans les oliveraies. Les grains encore accrochés aux oliviers et épargnés par la mouche de l’olive sont tombés par terre. En plus de la difficulté à les ramasser, les olives tombées sèchent vite et risquent de pourrir en cas de pluie, d’où l’obligation de les mettre vite à l’abri», confie un agriculteur. Dans les localités de montagne comme à Saharidj et Aghbalou, où les oliveraies restent en jachère, sous la plupart des oliviers poussent des herbes sauvages épineuses. Du coup, il faut extraire ces olives entre les brindilles d’herbes hautes et sèches dont les bouts se terminent souvent par des épines aussi longues et pointues que des aiguilles. Les malheureux cultivateurs se voient aussi pris dans une course contre le temps sachant qu’en plus de l’assèchement, les grains doivent être sauvés au plus vite des animaux sauvages qui en raffolent. Dans les oliveraies labourées, les grains s’enfoncent dans la terre molle et disparaissent sous terre. Une catastrophe pour les pauvres paysans qui n’ont, pour la plupart, que cette richesse pour nourrir leur progéniture. Dans les pays soucieux des populations des zones rurales composées en grande majorité d’agriculteurs, ces ravageuses tempêtes de vents sont classées dans la catégorie des catastrophes naturelles et les victimes sont automatiquement indemnisées par l’état.
O. S.
