Sur les routes traversant la région de M’chedellah, chaque jour, des cadavres d’animaux sauvages sont retrouvés aux abords des routes. A l’origine de cette hécatombe, des usagers qui usent d’un incroyable incivisme en tirant un macabre plaisir à écraser tout animal qui s’aventure à traverser la route devant leurs roues. Des cadavres déchiquetés d’animaux sauvages et même domestiques jonchent les accotements de l’ensemble des nombreux axes routiers qui traversent la région. Rien n’est épargné : chacals, hyènes, sangliers, chiens et chats sont écrasés sur les routes. Ces massacres d’animaux s’explique d’abord du fait que la daïra de M’chedallah est étroitement ceinturée de tout coté par des forêts vierges. A cela s’ajoute le manque de plaques signalétiques indiquant le passage d’animaux sauvages et enfin l’absence de lois répressives envers les chauffards qui ne font aucun effort pour éviter une pauvre bête qui a le malheur de leur couper la route. S’agissant des animaux sauvages, ces énergumènes sans foi ni loi font tout pour les rattraper et les écraser comme pour marquer pour, on ne sait quel sadique plaisir. La forte présence de toutes sortes d’animaux en bordures des routes s’explique aussi par la présence de dépotoirs sauvages aux abords des axes routiers où ces bêtes trouvent des restes d’aliments tels que le pain, fruits et légumes, des os et cadavres d’animaux qui les attirent. A cela s’ajoute aussi la proximité des vergers où la nourriture et les points d’eau abondent. Exception faite du Parc national du Djurdjura (PND) qui a installé des panneaux appelant au civisme et interdisant la chasse ou capture d’animaux sauvages, notamment sur le territoire du parc et aux abords de la RN 30 et 15 traversant les communes d’Aghbalou et Saharidj, aucune autre institution de l’état directement concernée, comme le service des forêts, ceux de l’agriculture et des travaux publics qui gèrent ces routes, n’ont envisagé d’installer ce genre de panneaux pour sensibiliser les routiers et prévenir de la présence d’animaux. En attendant que l’on se penche sur ce macabre phénomène, ces pauvres bêtes continueront à se faire écraser en toute impunité.
O. S.
