Les cambrioleurs ont de tout temps existé et dans tous les pays. Qu’il s’agisse de petits ou de grands délinquants, le cambrioleur, quand il s’introduit dans une maison ou un local commercial, fait main basse sur tous les objets de valeur, dont il peut s’emparer mais par une sorte de code de l’honneur –même des voleurs et des bandits peuvent avoir de l’honneur !- il se livre rarement à la destruction. S’il est vrai qu’un voleur peut entrer par infraction dans une maison, mettre tout sens dessus dessous, il ne se livre à ces actes de destruction que pour effacer des traces. Or, aujourd’hui, cette tradition de ‘’l’honneur du bandit’’ est en train de se perdre en Kabylie où une nouvelle race de délinquants est en train d’émerger. Des délinquants sans foi ni loi et sans honneur ! Il y a quelques jours, dans un des villages de la vallée de la Soummam, des délinquants, profitant de l’absence d’un résidant, se sont introduit dans sa maison. Ils prennent les objets de valeur, puis, avant de quitter les lieux mettent le feu à la chambre à coucher, détruisant pratiquement tout ce qui s’y trouve. Encore heureux que le feu n’ait pas détruit la maison dans sa totalité ! Haine sans doute mais aussi gratuité d’un acte : faire le mal pour le mal, plonger les autres dans le malheur et la désolation… Ce qui fait mal, c’est que les criminels qui ont commis cet acte répréhensible vivent peut-être dans le voisinage de leur victimes et qu’il les côtoient quotidiennement… Des gens savent, connaissent peut-être les coupables mais ne les dénonceront pas par peur des représailles ou par indifférences. Les voleurs, les délinquants, il faut le dire, tirent profit de la passivité ambiante !
S. Aït Larba
